Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
4 mars 2003

10.000 manifestants face à Raffarin, Devedjian, Girardin. Emploi-jeunes, chômeurs et salariés du public comme du privé, par milliers ils ont exprimé leur rejet de la France d’en haut venue parader devant La Réunion d’en bas.
Au-delà des revendications propres à telle ou telle organisation syndicale, telle ou telle association de chômeurs ou précaires, ce qui est apparu clairement, c’est que les Réunionnais sont prêts à l’action, décidés à faire entendre leurs voix. (…) Oui, ce 21 février, La Réunion était debout ! (…)
MARON tient à saluer tout particulièrement la formidable mobilisation des Emplois-Jeunes qui par milliers ont fait entendre leur colère et leur exigence d’un emploi stable.
Que des jeunes réunionnais en situation précaire aient le culot de tenir tête à un Premier ministre montre que tous ceux, celles qui sont aujourd’hui les victimes désignées du néolibéralisme - précaires, chômeurs - peuvent construire un rapport de forces. Exclus de la société, ils peuvent se battre. Les Emplois-Jeunes ont montré la voie : celle de la mobilisation, du courage. Tous les précaires de La Réunion, les C.E.S., les C.E.C., C.I.A., employés communaux et tous les chômeurs doivent se regrouper, s’organiser et descendre massivement dans la rue. (…)
Un pas en avant a été fait pour l’unité du mouvement social réunionnais et il faudra le prolonger dans les mois et les années à venir.
Le combat n’est en effet pas terminé : la loi-programme de Girardin, prolongement de la défunte LOOM, n’offre aucune perspective aux travailleurs, aux chômeurs, à la jeunesse de La Réunion.
Exonérations, défiscalisations, oubli des services publics : cette loi n’est faite que pour les patrons locaux, qui d’ailleurs en demandent encore davantage. Il faut faire échec à Girardin !
La situation des précaires des chômeurs reste d’une extrême gravité. Il faut s’inspirer du dynamisme des Emploi-Jeunes pour mener la bataille pour l’emploi.
La question des retraites directement menacées est à placer au premier rang des préoccupations des salariés : aucune négociation n’est possible sur les bases du gouvernement.
MARON se tient prêt à toutes ces mobilisations et militera pour que l’exceptionnelle journée du 21 février trouve de nouveaux prolongements.
Nos peines
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