Mayotte de pire en pire ! - 1 -

22 novembre 2006

La pression augmente à Mayotte où se multiplient les témoignages d’abus privés à l’encontre de la population clandestine comorienne. Les vols et agressions de diverse nature s’y trouvent en effet encouragés par la crainte des victimes à se plaindre devant une police et une justice dont ils se méfient. Ils la craignent plus encore que les voleurs, violeurs et autres praticiens d’exactions diverses. Les plus mauvais des Mahorais ne s’handicapent plus de la moindre retenue morale, y compris en plein mois du Ramadan. Cela s’empire des menaces qui émanent de l’administration française, indifférente à l’étrangeté de son statut de gestionnaire d’une île qui, en droit international, relève d’un Etat réputé indépendant, la République des Comores.

« Il est encore fécond le ventre... »
de cette petite bête immonde qui donna à la France des fonctionnaires compétents et talentueux comme le furent Papon et bien d’autres Vichystes. Ils n’étaient guère différents des fonctionnaires français pleins de zèle qui se font les crocs et s’exercent à Mayotte d’une fermeté qu’ils espèrent sans doute pouvoir généraliser ailleurs.
C’est ce que signale sans trop le vouloir “Mayotte hebdo”, daté du 6 octobre 2006, reproduisant dans ses colonnes les déclarations de M. Roman Leaustic, Directeur adjoint de la Direction du travail, de l’emploi... DTEFP. Il refuse toute perspective de régularisation même si l’employeur en fait la demande. Il dit :

« Nous devons parler d’une seule voix. Le principe de régularisation n’existe pas. Les gens qui sont rentrés d’une manière illégale sur le territoire ne peuvent en aucun cas être régularisés ».
Un tel anti-humanisme de principe nie complètement les obligations de Droit de la France vis-à-vis d’elle-même, ses obligations européennes et ses engagements à l’égard de l’ONU. Elle y est considérée coupable du délit d’occupation coloniale prolongée d’un territoire reconnu appartenir à un autre Etat, la République des Comores avec laquelle il faudra bien, un jour ou l’autre, négocier un accord global.

A Mayotte, l’origine des familles est très complexe. Nombre d’entre elles sont largement apparentées aux Anjouanais. Ces Mahorais-là ne sont généralement pas moins xénophobes que les autres. Quand même, ils ont tendance à donner du travail sous-payé à leurs cousins clandestins, et certains, moins mauvais que d’autres, voudraient les déclarer et régulariser. C’est à cette “solidarité” résiduelle et bien limitée que la DTEFP veut mettre fin sous la bannière de M. Léaustic qui les menace des pires ennuis s’ils persistent. On entendra sans doute reparler en Métropole de cet homme et de ses semblables si d’aventure un gouvernement de droite extrême a besoin de fonctionnaires adéquats à une politique dénuée de toute retenue républicaine superflue ! Ceux-là s’entraînent à Mayotte, ils sont déjà prêts pour sévir au pays !

François Esquer


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Témoignages - 82e année


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