Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
30 juin 2008

Virapoussin et Marlbrouk en défenseurs des salariés municipaux de Saint André, on aura tout vu !
Les deux lascars s’ébouffonnent dans le chemin reprochant au Maire actuel d’avoir plusieurs mandats, d’être un dictateur...
Tragicomique et minable.
Tragique et minable parce qu’ils utilisent la souffrance de ceux qu’ils ont mis en souffrance après 36 ans de règne sans partage.
Comique parce que ces deux fous du Roi verrouillaient à la fois la Mairie et la Cirest : le fiston était Président de la Cirest, adjoint au Maire, au Conseil Général, médecin en exercice etc... avec les salaires et indemnités qui vont avec bien sûr. A t-il distribué un peu de toute cette fortune à ces petits contrats municipaux qui ont toujours tirés la langue à la fin du mois et ne savaient jamais à la fin de leur contrat si celui-ci allait être renouvelé ou pas ? Quant au Malbrouk, aujourd’hui devant des banderoles chemin Patelin, responsable par ailleurs du syndicat des agents territoriaux, avez-vous oublié ses salaires ? En tant que syndicaliste, y compris sous la mandature Virapoullé, a-t-il pris votre défense pour que vos contrats ne soient pas qu’une cuillère de riz et à "la petite semaine" ?
Ces deux-là, entre autres, vous manipulent. Ils s’en foutent complètement de vous avoir, en fait, mis dans la situation dans laquelle vous êtes aujourd’hui et qu’ils ont créée. Aujourd’hui ils vous utilisent, demain ils vous oublieront, juste le temps de faire leur cirque, et en tout cas ne partageront pas leur carri avec le vôtre ! Ils ne l’ont jamais fait d’ailleurs.
Croient-ils qu’on ne se rappelle plus ?
Si les contrats aidés n’ont jamais été transformés en CDI, c’était pour mieux les avoir à leur botte : "t’es pas content ? Reste la case".
Je me rappelle encore de cette pauvre femme, employée dans une école de Ravine Creuse depuis des années, virée parce qu’elle ne plaisait pas aux nervis placé là. Il a fallu qu’on occupe le bureau du Maire à l’époque pour exiger sa réintégration. Certains ont travaillé 18 ans (!) avec des contrats précaires renouvelés par le seul bon vouloir du Maître.
Le combat à mener par ceux qui voient aujourd’hui leurs contrats non renouvelés est ailleurs. Il devrait être judiciaire d’abord et contre l’ancien Maire qui les a mis dans cette situation aujourd’hui en ne les titularisant pas et par là même en ne reconnaissant par leur travail, leur besoin d’une "stabilité de vie". Il devrait même, peut être, être mené collectivement auprès de la Cour européenne des droits de l’homme. La vie qu’ils vous ont menée en tant que salariés permanents précaires vaut bien des dommages et intérêts !
Voici le Virapoussin qui harangue son micro sans foule disant n’ayez pas peur mes frères défendez vous du vilain Maire qui ne renouvelle pas les contrats dans lesquels je ne vous ai jamais titularisés. C’est un mauvais gag. Comme on dit : "le boug’ na point d’figure !"
Une petite encore : Les quotas de contrats aidés se sont réduits comme peau de chagrin de par la décision du gouvernement qui, si mes souvenirs sont bons, est tout aussi UMP que ces lascars. S’ils avaient été réélus, ils savaient très bien qu’ils auraient eux-mêmes été obligés de pas renouveler les contrats, c’était planifié, prévu. Aujourd’hui leur attitude vis-à-vis de vous est malhonnête, indécente, minable.
Votre colère, aujourd’hui, est tout aussi légitime que votre inquiétude, que votre souffrance. Ce n’est pas normal que vous vous retrouviez aujourd’hui au tapis parce que les responsables d’hier qui eux n’ont pas perdu leur pouvoir d’achat ne vous ont jamais titularisés, jamais accompagnés vers un vrai emploi. Ce qui n’est pas normal c’est qu’ils n’aient pas utilisé l’argent versé dans le cadre des contrats aidés pour vous accompagner à cela à travers des formations et parcours individualisés ; car, enfin, c’est à ça que sont destinés ces contrats, c’est pour cela qu’ils sont aidés financièrement par l’Etat pour permettre à leurs bénéficiaires de stabiliser leur situation. En fait c’est le contraire qui se produit, les salariés en contrats aidés des municipalités sont la plupart du temps une main d’œuvre bon marché, corvéable à merci, une forme d’esclavage moderne où le "Maître Maire" vous redonne ou pas les moyens de nourrir votre famille et de payer votre loyer, selon son bon vouloir.
C’est là tout votre problème et nulle part ailleurs contrairement à ce que voudraient vous faire croire les soi-disant Zorros d’aujourd’hui qui ne font que se servir de vous, encore, pour mieux se servir plus tard, comme d’habitude. Ils sont malhonnêtes intellectuellement au moins. Ils savent bien qu’un non renouvellement de contrat n’est pas un licenciement et que le combat auquel ils veulent vous mener, à preuve du contraire est donc perdu d’avance. Si ces zozos là se transforment aujourd’hui en Zorros en se faisant vos ardents défenseurs c’est évidemment pour vous faire oublier de leur demander des comptes ! Qu’ils arrêtent de nous prendre pour des couillons !
Alors oui, vous devez réclamer à ceux-là dommages et intérêts, leur demander des comptes parce que si aujourd’hui votre vie est brisée c’est parce qu’ils n’ont pas fait ce qu’ils auraient du faire avec les moyens qu’ils avaient pour le faire ! Et, oui, nous devons rester vigilants avec les autres pour que ce genre de situations dramatiques ne se reproduise.
Patrick Savatier
Note de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
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