N’est pas Caligula qui veut...

15 mars 2008

Tel l’empereur romain qui avait nommé consul son cheval, Jean-Paul Virez-poullé a cru pouvoir imposer son fils comme maire, sans passer par les urnes. Pourtant habitué à réussir ses coups tordus, l’empereur de Saint-André n’avait pas prévu que “ sa ” population puisse se rebiffer. Il faut dire qu’il a été “gro dwa” sur l’affaire... Bien sûr, le bougre remue encore, et quel régal de le voir gesticuler depuis le 9 mars, à la poursuite des électeurs perdus, de le voir retourner sa veste sur tous les sujets, tant et si bien qu’avant le second tour, il va pouvoir chanter “ l’opportuniste ” de Jacques Dutronc :
Je l’ai tellement retournée Qu’elle craque de tous côtés A la prochaine révolution Je retourne mon pantalon ”
Mais un électeur n’est pas une légine. Et au vu des pourcentages du premier tour, ce n’est pas des légines que le poissonnier de Saint-André doit remonter dans ses filets, mais une baleine. Et il doit se souvenir que lorsque Achab tenta de capturer Moby Dick, son bateau chavira. Si dimanche prochain, Virez-poullé n’est plus maire de Saint-André, ce sera certainement une bonne nouvelle pour la Politique en général (avec un P majuscule), et pour la démocratie en particulier, mais ce sera une mauvaise nouvelle pour le music-hall. A moins que le Fernandel de Saint-André ne se reconvertisse en comique troupier, auquel cas le succès est assuré. Car j’ai vraiment cru mourir de rire en lisant qu’il s‘entend si bien avec le personnel communal qu’il n’y a pas besoin de syndicats à la mairie de Saint-André. Et ceci n’est qu’un avant-goût du prochain spectacle. Je ne sais pas pourquoi, il me revient en mémoire une phrase que Lino Ventura prononce dans “ les tontons flingueurs ” : « Les cons, ça ose tout. C’est même à ça qu’on les reconnaît ». Toute ressemblance avec des personnages existant ou ayant existé serait fortuite et indépendante de ma volonté.
Joël Grouffaud


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Témoignages - 82e année


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