Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
20 janvier 2012

Parmi nos jeunes, qui connaît Jean Moulin ?
Ce haut fonctionnaire de l’État a joué un rôle décisif dans la Seconde Guerre mondiale.
Né à Béziers en 1899, Jean Moulin est préfet d’Eure-et-Loir lorsqu’éclate la Seconde Guerre mondiale. Il est révoqué le 2 novembre 1940 par le régime de Vichy, en raison de ses sympathies radicales-socialistes. En septembre 1941, à Londres, il rencontre le général de Gaulle et lui fait un compte rendu des divers mouvements de la Résistance. Le constat est sans appel : hormis les Francs-tireurs et partisans (FTP), la Résistance est peu organisée et ses actions ne sont pas coordonnées. Les maquis ne communiquent pas entre eux et ne peuvent donc pas mener d’actions d’envergure.
Le 1er janvier 1942, Jean Moulin devient le représentant officiel du général de Gaulle, qui le charge d’unifier les différents mouvements de la Résistance. Dans la nuit qui suit, il est parachuté en France et commence une tâche des plus compliquées. Néanmoins, le 26 janvier 1943, il parvient à unifier les trois plus grands mouvements de la Résistance (MUR), qui rassemblent les groupes Combat, Franc-Tireur et Libération Sud.
Peu de temps après, Jean Moulin crée une entité politique au sein de laquelle chaque mouvement est représenté. Ce Conseil national de la Résistance (CNR) se réunit pour la première fois le 27 mai 1943 à Paris. Moins d’un mois après, le 21 juin, Jean Moulin est arrêté par la Gestapo à Caluire, près de Lyon, à la suite d’une trahison. Il meurt aux environs de Metz dans le train qui le déporte vers l’Allemagne, après avoir été torturé pendant trois jours par Klaus Barbie, mais sans avoir dévoilé aucune information sur le CNR. Merci à Jean Moulin pour sa détermination et son courage qui ont sauvé la France !
Klaus Barbie sera arrêté, jugé et condamné le 4 juillet 1987 par la Cour d’assises du Rhône à la réclusion à perpétuité. Il décédera d’un cancer le 25 septembre 1991, à l’âge de 77 ans, à la prison Saint-Joseph de Lyon.
Nous n’avons pas le choix d’oublier notre passé. Notre pays, La Réunion, a participé avec la France hexagonale à libérer la patrie de la dictature d’un raciste d’une cruauté extrême, un certain Hitler. Qu’au mois de mai 2012, les yeux des Français s’ouvrent et qu’ils ne renouvellent pas le choix d’un pouvoir d’extrême droite !
Marc Kichenapanaïdou
Courrier des lecteurs
Mézami , néna par-la dë somenn in sèrtin prézidan zétazini la di dann in konféranss de press li lé dakor pou ashté bannzil chagos mé sa sé in (…)
In kozman pou la rout
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