Un triple anniversaire de portée mondiale
18 juillet, par4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
17 octobre 2025

La CPME Réunion prend acte de la déclaration de politique générale du Premier ministre et
de la présentation du projet de budget (PLF et PLFSS) pour 2026.
Si certaines orientations vont dans le bon sens - notamment la reprise de la baisse de la
CVAE, réclamée de longue date par la CPME nationale - le cadre global du budget inquiète
profondément nos chefs d’entreprises (TPE-PME et ETI).
Au lieu de relancer la production et la compétitivité, ce budget accroît le coût du travail,
fragilisant à la fois les entreprises et le pouvoir d’achat des salariés. Certaines mesures
concernant l’Outre-mer (rabots de la LODEOM sociale et de la défiscalisation) viennent
encore plus fragiliser nos territoires déjà durement touchés sur le plan économique et social.
Dans ce contexte, le Président Gérard LEBON et les membres de son Conseil
d’Administration ont pris ce jeudi 16 octobre la parole pour rappeler que les entreprises
ultramarines ne sont ni le problème, ni un adversaire mais la solution au plein emploi et à la
stabilité sociale.
Loin de nous contenter d’avoir une posture purement défensive, et dans le prolongement de
notre vision stratégique territoriale PACTES (Prospective, Activités, Compétences,
Trésorerie, Engagement, Solidarité), nous déclinons sur notre territoire, la Boussole
stratégique de la France océanique adoptée avec nos collègues ultramarins et nous-mêmes.
Ce document offre un phare dans un contexte de brouillard et d’incertitudes. Il peut éclairer
le Gouvernement et les parlementaires sur la nécessité d’avoir une ambition pour cette
France des océans qui se refuse à la résignation.
Autour de 4 piliers, nous proposons de construire un futur plus désirable pour nos territoires :
- Justice économique : garantir un traitement équitable des entreprises ultramarines et
sécuriser l’emploi local, via un crédit d’impôt « Plein emploi ultramarin » et la création de
Bassins d’emploi à dynamiser (BED).
- Différenciation territoriale : adapter les normes aux réalités insulaires, pérenniser le
CIOM, renforcer les prérogatives préfectorales et généraliser la stratégie du Bon Achat
(SBA) pour maximiser les retombées socio-économiques de la commande publique.
- Résilience territoriale : relocaliser les chaînes de valeur, former aux métiers de demain,
structurer les filières agroalimentaires, et instaurer un Plan National de Résilience
Économique Ultramarine.
- Intégration régionale : faire de la France Océanique un acteur diplomatique, économique
et universitaire dans son environnement régional, grâce à un Erasmus ultramarin, des
ZAE régionales et une stratégie touristique différenciée.
Les entreprises réunionnaises sont structurellement confrontées à des défis majeurs qui
menacent non seulement leur compétitivité, mais aussi la stabilité sociale et économique de
notre territoire.
Si la CPME Réunion partage la nécessité d’avoir le courage de réduire les dépenses
publiques, nous refusons de céder à la facilité d’une hausse de la pression fiscale sur nos
TPE, PME et ETI. Toute augmentation des impôts et/ou des taxes, tout alourdissement du
coût du travail entraîneraient des conséquences ravageuses sur l’activité économique,
l’emploi et donc le pouvoir d’achat. Comme le serait, toute remise en question des
investissements nationaux réalisés pour la compétitivité des régions ultrapériphériques
françaises, comme l’octroi de mer ou les exonérations de cotisations sociales (LODEOM).
Il nous semble préférable de repenser la manière dont nous soutenons nos secteurs
stratégiques pour améliorer la compétitivité des entreprises tout en préservant la cohésion
sociale. Et donc, seules des mesures adaptées, justes et pérennes peuvent permettre à nos
entreprises de continuer à recruter, à investir et à prospérer, tout en contribuant à la
cohésion sociale et économique de nos territoires. La redistribution sociale sera insuffisante
pour gagner la bataille des revenus, et donc celle de l’emploi. L’enjeu principal est de créer
des emplois durables tout en favorisant la progression salariale, afin de permettre à la
population de vivre de son travail, tout en soutenant les entreprises dans un cadre fiscal et
social adapté aux spécificités de l’Outre-mer.
La France et ses territoires océaniques doivent retrouver un cap de croissance : c’est
la seule voie pour relever les défis du pays, restaurer la confiance et redonner de la
fierté à ceux qui entreprennent, produisent et travaillent.
CGPME Réunion
4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
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