Ni droite ni gauche ?

5 mai 2007

La politique du ni-ni ou du comment ménager la chèvre et le chou, en clair ratisser le plus d’électeurs.
D’un côté, un salarié au SMIC à 900 euros net ou un retraité à 600 euros ou un licencié d’Airbus industrie et de l’autre un patronat à 50 voire 100.000 euros par mois et des indemnités de licenciement de 8,5 million euros, allant jusqu’à des sommes de plus de 30 millions ; qu’ont-ils en commun ?
Uniquement les salariés du milieu, du centre, de 2000 à 3000 euros qui eux aussi ont du mal à se loger, à se déplacer, à trouver une crèche, une école, un collège ou un lycée, un hôpital...
D’un côté un projet économique ultra-libéral où l’individualisation de la vie, la peur de l’autre et la maximalisation du profit, deviennent une religion, faisant des riches encore plus riches et des pauvres travaillant, toujours plus pauvres, grossissant les bidonvilles (aux USA, 37% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté de 600 euros mois).
De l’autre, un véritable projet de société solidaire, juste où l’économie reste un outil, un moyen d’assurer le développement de l’homme, et place l’humain au centre (en France, 7% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté de 600 euros mois et c’est déjà trop).
Oui, la seule chose qui peut lier ces projets politiques seraient l’humain, l’humanité dans son environnement socio-écologique où l’économie serait au service de l’homme, où les super bénéfices soutiendraient le co-développement des régions, des pays plus pauvres ou en cours de progression.
Alors oui, à ce stade où l’intégrité, l’honnêteté, l’ordre juste, l’intérêt de tous prévaudraient, nous pourrions effacer la droite et la gauche. Nous aurions plus de bien-être, de générosité de cœur, de respect de l’autre, de son environnement.
Pour nos enfants, votons pour un ordre juste avec Ségolène Royal.

René Louis Pestel


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Témoignages - 82e année


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