L’urgence de se mobiliser pour éviter la ruine des Réunionnais dans la mondialisation
12 juin, parAPE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
6 décembre 2006

Peut-on vivre avec moins de 500 euros par mois ?
Oui, à condition de manger uniquement des conserves, des produits surgelés, habiter chez ses parents et donc ne pas payer de loyer, ne pas avoir de loisirs, ni d’activités trop onéreuses...
Même si les érémistes bénéficient de certains avantages, ils vivent à côté de biens et de services qui leur sont inaccessibles et pourtant si prisés et si futiles à la fois.
Alors, est-il plus facile de se réveiller le matin en touchant le RMI ou en étant salarié ?
11 heures : "L’Hospice" se réveille comme chaque matin à la même heure. Ce jeune de 26 ans touche le RMI depuis plus d’un an. Il vit encore à moitié chez ses parents, et comme il estime ses ressources insuffisantes, il ne participe pas aux frais domestiques. Son revenu modeste qui doit servir à son insertion est dilapidé en quelques jours. Un paquet de clopes par ci, une bière par là, et voilà "L’Hospice" sur la paille, obligé de passer le reste du mois dans la dèche la plus totale.
Pourtant, lorsque je lui demande si la vie est belle, il me répond par un “oui” franc et spontané. « Reste assis, t’es payé ! », s’exclame-t-il. Pas besoin de grand chose pour le satisfaire, du moment qu’il y a de quoi se nourrir dans le frigo de sa mère ou de sa concubine non déclarée. Le érémiste n’est pas frivole ; il se préoccupe de choses essentielles.
Son frère "Ti Pausé" est employé dans une entreprise qui fournit du matériel pour bureaux. Il se lève à 6 heures pour entrer au travail à 8 heures, après les bouchons de la circulation. Il passe la matinée à peindre des chaises et des pupitres, et ce jusqu’à midi. L’après-midi, il le consacre à laver les véhicules de l’entreprise. Tout ce labeur mérite un salaire, c’est-à-dire un peu moins de 800 euros par mois. Avec ce revenu gagné à la sueur de son front, Ti Pausé doit payer une partie du loyer parental, régler les factures d’eau et d’électricité ; en bref, il se sent spolié de près de la moitié de son salaire. Tous frais compris, il lui reste à peine 400 euros pour se nourrir, se divertir, ou acheter des choses utilitaires, soit moins que son frère qui profite, lui, des aides de toute espèce.
"Comment élever une famille décemment avec si peu de moyens ?", s’interroge Ti Pausé. Pour "L’Hospice", la réponse est claire : le montant des allocations étant proportionnel au nombre d’enfants, ce dernier a 4 enfants avec une "femme seule" !
Exaspéré et frustré, Ti Pausé décide de démissionner quand il aura l’âge de déposer une demande pour pouvoir toucher le RMI.
A-t-il tort ? A-t-il raison ? En tout cas, l’exemple de ces 2 frères reflète bien une réalité. Le contribuable conspue le érémiste et le considère comme un parasite. Le érémiste, quant à lui, jouit de ses droits et se moque du contribuable alors qu’une partie du salaire de ce dernier lui est destinée. Cette animosité entre contribuable et allocataire met en péril le principe de solidarité qui, rappelons-le, est la base de notre société.
Noël de Villepin, pain béni, merci pour ton aumône de grand serviteur de l’Etat ; mais Rémi Galouzeau, dis, toi qui trimes dans les mines d’or de la République, qu’as-tu fait pour rémunérer décemment le salarié ?
Santo, étudiant en histoire
APE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
Mi koné pa kossa zot i panss kan zot lé an parmi. Mi oi bien zot i rogard lé z ‘inn épi lé zot. Mi oi bien tazantan sa i di azot kékshoz. Tète-la (…)
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