Non aux pesticides, oui aux OGM

24 septembre 2007

Il faut déplorer que l’utilisation de certains pesticides aux Antilles, à l’origine d’un désastre sanitaire, n’ait pas été interdite comme elle l’a été en France. Il faut regretter également que la promotion des Organismes Génétiquement Modifiés (OGM) ne soit pas faite dans les DOM, puisque ces OGM sont reconnus par les Académies de Science et de Médecine françaises comme étant sans danger et même bénéfiques pour la santé.
Bannir les OGM empêche de progresser. Cette technologie nouvelle rend les plantes résistantes à la maladie, sans recours aux pesticides chimiques qui polluent le sol de nos campagnes. De plus, les OGM offrent un aliment sain et économique pour les populations. Les cultiver et les utiliser, c’est faire baisser l’utilisation des pesticides et insecticides, sans omettre l’augmentation substantielle du rendement agricole. En raison de tous ces avantages, il est donc utile d’utiliser les OGM.
Défendre le droit de pratiquer la culture d’OGM est un devoir pour nos élus et pour nos gouvernants. La Commission européenne indique qu’aucun pays ne peut s’opposer à la culture des OGM pour des raisons politiques ou commerciales. L’Autriche a été condamnée par la Cour de Justice européenne pour avoir tenté d’adopter une interdiction des OGM au nom de la préservation des écosystèmes locaux.
Des scientifiques affirment que les cultures OGM ont grandement contribué à l’assainissement de l’environnement par la réduction de l’utilisation globale des pesticides. Ils ont également signalé que les fermiers qui ensemençaient les champs de cultures OGM réalisaient des gains économiques significatifs en comparaison des fermiers qui ensemençaient les champs de cultures traditionnelles, traités avec des pesticides. Économiquement, l’étude confirme que les fermiers ont réalisé des gains plus élevés dans tous les pays où ont poussé les cultures OGM. 
En cette période où il est de bon ton de parler des manières de réduire la pollution de l’environnement... il semble bien que la culture des OGM est la meilleure technologie.
Il faut souhaiter qu’une campagne éducative sur les OGM soit effectuée, car il est important que les gens comprennent que la toxicité, l’allergie et la sûreté de ces organismes sont testés. La meilleure façon d’éduquer les gens est de tout d’abord nous éduquer nous-mêmes, afin de pouvoir donner aux autres des informations objectives et non biaisées qui leur permettront de prendre conscience que les OGM ne sont pas dangereux.
Les campagnes d’information qui ont pour seul but de désinformer et encourager la population à rester loin des OGM, sans expliquer les grands bénéfices de cette alimentation, sont totalement mensongères. Le soi-disant danger des OGM est une menace non existante qui est utilisée par certains groupes pour effrayer la population ignorante.
De plus, comme l’a démontré le riz jaune génétiquement modifié, l’alimentation GM nous permet d’apporter une grande source de vitamines aux pays du tiers-monde dont les populations ont si désespérément besoin. Il est trop facile pour certains de proclamer que l’alimentation GM est dangereuse. Ce qui, en revanche, est plus dangereux pour leur santé est de ne pas avoir de nourriture du tout. Le reste devient insignifiant.

Salutations distinguées,
Jocelyne et Désiré,
Le Tampon


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Messages

  • Merci Jocelyne et Désiré,

    Je suis entièrement d’accord avec vous. Il faut arrêter de se faire peur. Le maïs Bt, le seul dont la culture est autorisée en France métropolitaine illustre ce que vous affirmez. La mise au point du premier maïs Bt revient à un chercheur français, Philippe Gay, il y a quinze ans, en 1992 ; ce chercheur travaillait sur le bacille Bacillus thuringiensis ou Bacille de Thuringe (Bt) ; ce bacille produit de nombreuses toxines s’attaquant au système digestif des insectes comme la Pyrale du maïs. La toxine Bt est bien connue. Elle est utilisée à faibles doses en épandage depuis des dizaines d’années en agriculture... biologique ! L’équipe de Philippe Gay parvient en 1992 à introduire dans le génome du maïs le gène qui code la protéine qui tue les chenilles de la pyrale. Le plant de maïs est désormais capable d’assurer son autodéfense contre cet insecte nuisible sans avoir recours à des épandages, qu’ils soient de produits dits « chimiques » ou « naturels ». Le premier maïs transgénique Bt est né. Cinq ans après, sa culture est autorisée en France et ... le calvaire de Philippe Gay commence avec l’infernale campagne de Greenpeace engagée dès 1993. Philippe Gay est désormais en retraite et n’apparaît plus dans aucun débat public. C’est la recherche française qui a innové en mettant au point une technologie sûre sur le plan sanitaire et bénéfique sur le plan environnemental. C’est désormais le semencier états-unien Monsanto qui en tire les bénéfices planétaires. Biogemma, la filiale biotechnologique du groupe coopératif (oui ! issu du mouvement coopératif agricole) s’apprête à quitter le territoire national pour réaliser l’ensemble de ses recherches à l’étranger. Merci Greenpeace, Merci Monsieur Rebelle, Merci Monsieur Apoteker. Et Jean-Louis Borloo s’apprêterait à se coucher devant ces gens là ?

    Et vous avez parfaitement raison de pointer que nous sommes en train de nous faire manipuler par un lobby anti-OGM qui se préoccupe bien peu des conditions sanitaires et environnementales, mais beaucoup de questions politiques et économiques. Il suffit de lire, si on ne me croit pas, leurs déclarations dans les instances officielles :

    Qui a dit ? « Pour ma part, je n’ai pas de craintes. En revanche, j’ai un certain nombre de convictions. Nous n’avons pas peur des OGM. Nous sommes seulement convaincus qu’il s’agit d’une mauvaise solution. Les OGM sont peut-être une merveilleuse solution pour un certain type de société. Mais justement, c’est de ce projet de société que nous ne voulons pas. » Bruno Rebelle, directeur de Greenpeace France, débats au Conseil Economique et Social des 4 et 5 février 2002 Source : http://www.conso.net/images_publications/Actes_debats_OGM_ok.rtf

    « Nous avons reçu M. Bruno Rebelle le 28 mars dernier lors d’un colloque au cours duquel il disait refuser les biotechnologies. En termes de recherche de consensus, ce n’est pas facile parce que, sur un plan scientifique, il considère que cela va dans le bon sens et qu’il n’y a pas d’effets néfastes, mais par définition il refuse les biotechnologies qu’il considère comme un type de société. » Source : Rapport n°301 du Sénat du 15 mai 2003 http://www.senat.fr/rap/r02-301/r02-30131.html

    Alors qui manipule qui ? Le lobby anti-OGM essaie de semer la peur dans la population alors qu’ils ne font que prendre les OGM en otage, avec un cynisme difficilement imaginable, de leurs projets politiques. Et d’ailleurs ils le disent : « Greenpeace n’est ni un laboratoire d’études ni une université, mais un groupe citoyen. Notre rôle n’est pas uniquement de développer des argumentaires scientifiques, mais de les croiser avec des aspects économiques et politiques. »

    Michel

    Voir en ligne : Site de l’association française pour l’information scientifique

  • Des OGM ?

    1) A 86%, les Français refusent une alimentation transgénique (1).

    2) Faute d’arrêter le vent ou les abeilles, les cultures transgéniques contamineront inévitablement leur environnement et feront donc disparaître toute autre agriculture – dont l’agriculture biologique.(2)

    3) Les OGM sont des fabrications génétiques transgressant la barrière des espèces, mélangeant des gènes de poisson, de fraise, de scorpion, de maïs, mélangeant les gènes de n’importe quel être vivant avec n’importe quel autre. Il faudrait vraiment demander beaucoup à notre crédulité pour admettre que tout cela n’aura aucune conséquence sur les espèces, les écosystèmes, notre santé et notre rapport au monde.(3)

    « Le mythe du Progrès est de moins en moins crédible à mesure que se multiplient, surtout pour les plus pauvres, les conséquences catastrophiques du développement économique. Les recherches les plus nauséabondes et intéressées ont toujours prétexté qu’elles allaient guérir et nourrir le plus grand nombre, améliorer les conditions de vie (chantage ‘Les OGM ou le choléra’, ‘Les OGM ou la faim’ …).

    Mais à la place de ces avancées, on constate que la modernisation a causé un tel désastre écologique que les choses les plus élémentaires sont maintenant devenues du luxe : eau et air purs, alimentation saine, végétation. » (4)

    Après avoir breveté et modifié le monde végétal, les transnationales en sont actuellement à breveter et modifier les gènes du monde animal (porcs Monsanto™), les suivants seront certainement les hommes si nous ne faisons rien (payer pour se reproduire ou pour pouvoir s’adapter à un environnement toujours plus dégradé ?).

    Les OGM n’ont d’autre but que de stériliser la terre, d’évincer le paysan d’une des qualités gratuite de la vie qui est la fécondité et de le rendre dépendant de semences et de produits chimiques.
    Ceci afin de pousser au maximum la marchandisation du monde et le pillage du bien commun.

    Cette pratique va à l’encontre de toute autonomie, de toute liberté et ce, de manière irréversible.

    signé : Lionel, www.decroissance.info

    Notes :
    (1), (2) et (3) : Thierry Jaccaud, L’écologiste, Sondage CSA / Greenpeace, septembre 2006.
    (4) : Cédric Biagini, Guillaume Carnino, Célia Izoard, Pièces et main d’œuvre : « La tyrannie technologique », ed. L’échappée 2007

    Après les OGM et les catastrophes liées à leur utilisations vous utiliserez les nanotechnologies puis les picotechnologie ?
    La technique est une maladie qui se prend pour le remède.

  • "ces OGM sont reconnus par les Académies de Science et de Médecine françaises comme étant sans danger et même bénéfiques pour la santé."

    En même temps, tout le monde s’accorde à reconnaître que les protocoles d’évaluation de la dangerosité des OGM sont très contestables et surtout pas indépendants du tout.
    Ca change tout !

  • Comment peut-on continuer à mentir ainsi ? l’expansion des ogm s’accompagne d’un accroissement de la consommation des pesticides, et pas le contraire comme l’affirment sans vergogne les séïdes des firmes comme Monsanto, premier producteur de ces saloperies.

  • Non aux OGM car actuellement personne n’en connait le bénéfice pour la population .
    Actuellement les informations sur les OGM proviennent essentiellement de personnes directement et financièrement intéréssées à leur développement (créateurs percevant des royalties, distributeurs ou scientifiques percevant des subsides).
    En attendant il n’est pas contestable que les OGM destinés à l’alimentation soit produisent des insecticides qui sont absorbés par le consommateur (sans que personne n’en connaisse l’effet ) soit incitent aux surdosage d’herbicides auxquels ils sont résistants ce qui est loin d’être favorable à l’environnement.
    La principale firme productrice d’OGM et d’herbicide a de plus été condamnée pour publicité mensongère aux Etats Unis car son herbicide n’était pas biodégradable mais toxique contrairement à ce qu’elle prétendait....!.
    De plus la dissémination naturelle des OGM dans le milieu est incontrolable, et très rares sont les études de scientifiques desinées à démontrer leur absence de dissémination naturelle qui n’ont pas été contredites dans les années suivantes.
    Alors des OGM qui sont desproduits non évalués, s’appuyant sur des études scientifiques inexactes et dont la dissémination et la multiplication naturelle est impossible à contrôler cela ne me dérange pas trop que vous les testiez sur une ile pour votre consommation intérieure mais en tout cas pas sur un continent exportant ses produits agricoles.
    AH35


Témoignages - 82e année


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