Di sak na pou di

Nono Dijoux, un grand Monsieur…

Témoignages.re / 16 janvier 2020

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La saison des vendanges est lancée dans notre île. Et, sous la plume de Martine Salama-Hoareau qui apporte à notre population les éléments pour mieux situer l’histoire du Vin de Cilaos dans le patrimoine de La Réunion, le Quotidien de dimanche dernier fait toute sa place à Nono Dijoux, cet homme qui ne fut pas seulement un professeur apprécié par ses élèves du collège de Cilaos et un adjoint au Maire reconnu pour son grand engagement associatif et social dans cette commune.

Nono Dijoux s’est aussi attaché aux multiples carrés de vignes tenus par des citoyens du coin et qui caractérisaient alors Cilaos. Et il a réussi, grâce à sa ténacité et à une vision de l’avenir qui reposait sur son optimiste naturel, à faire entrer l’expression « le pied de raisin » dans le langage populaire de notre île.

En effet, c’est lui, sans doute accompagné par d’autres habitants de notre Cirque, qui a un jour considéré que la naissance d’un vin local avait toute sa place depuis les vignobles de sa commune. C’est lui qui a cru qu’un vin créole, qu’il était possible de créer, pourrait modestement supporter la comparaison avec les vins de France. Et que le vin mis en bouteilles dans notre île contribuerait sûrement un jour à apporter, à côté du spectacle que le Piton des Neiges offre au visiteur quand il lève doucement la tête, un grand plus au développement touristique de notre île et plus particulièrement de Cilaos.

De toute l’Histoire de la Confrérie de ce pied de raisin qui reprend de la vigueur, on en parlera dans quelques jours à Cilaos. D’autant plus qu’un jeune réunionnais, Olivier Cadarbacasse, qui après de hautes études avait fait le choix de rejoindre son père Michel dans la région de Bordeaux sur les vignobles de Moulin Beauséjour, a décidé de revenir, avec femme et enfant, dans son île natale s’associer à ceux qui portent le vin de Cilaos. A Cilaos donc, ceux qui souhaitent en savoir beaucoup plus sur le passé pourront largement satisfaire leur curiosité.

Je voudrais, au terme de ce courrier de lecteur, rajouter que Nono Dijoux a également été aux côtés de ses enfants pour les soutenir quand ceux-ci ont fait le choix de porter à l’autre bout du monde l’image de notre île à travers sa cuisine créole. C’est au Québec, à Montréal plus précisément, que son gendre, Monsieur Chamant, a ouvert un restaurant au charme indéniable.
Chaque jour, des dizaines et des dizaines de gens viennent découvrir ce que ce restaurant dénommé « Marmite sur le feu » peut leur apporter dans le domaine de la saveur des plats créoles de La Réunion. Ces plats sont préparés sous leurs yeux, dans des marmites comme ils n’en trouvent pas chez eux, par des cuisiniers qui sont tous nés dans cette petite île de l’Océan Indien qu’ils apprennent à connaître. Ils peuvent donc choisir ce qu’ils vont retrouver dans leurs assiettes…et dans leurs verres. Et, je vous l’assure, un énorme succès est quotidiennement au rendez-vous.
Bravo…encore bravo, cher Nono. Ta commune de Cilaos et ton île de La Réunion te doivent beaucoup.…

Raymond Lauret