Di sak na pou di

NRL : « La Route, très surprenante politique »

François Maugis / 24 février 2021

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Il y a quelques années, lorsque l’on réfléchissait encore sur le meilleur tracé de la route dite « du littoral », de nombreuses idées et suggestions avaient été émises. L’une d’elles paraissait plus séduisante que les autres et avait le triple avantage d’être durable (car solidement ancrée sur le sol réunionnais), économiquement vertueuse car elle permettait à la fois de ne faire travailler que des entreprises locales et d’apporter à moindres frais suffisamment de roches pour la route, elle-même, mais également pour permettre à notre belle préfecture dionysienne de s’ouvrir enfin durablement sur la mer en gagnant sur elle quelques centaines d’hectares permettant la création d’un port, d’une plage et d’un passage routier de contournement de la ville.

La falaise : la belle affaire. Les écologistes ne m’en voudront pas, car ils savent qu’elle s’écroule naturellement. Alors, l’intelligence de l’homme permettrait peut-être de comprendre que ce grand danger peut être transformé en grande opportunité. Puisque la falaise s’écroule naturellement et menace la vie des hommes, ne serait-il pas judicieux de l’aider un tout petit peu à se stabiliser durablement en faisant tomber les parties les plus menaçantes ?

Que nenni avait, à l’époque, répondu l’Administration française. Le volume de roches ainsi récupéré était trop important ! Ce qui est surprenant, c’est qu’aujourd’hui, cette même Administration crie haut et fort qu’il manque plus de 9 millions de tonnes de roches pour terminer le travail !
Cherchez l’erreur.

François-Michel Maugis, économiste.
Conseil en aménagement du territoire