Di sak na pou di

On n’a pas tenu compte de l’initiative du maire du Tampon. Pourquoi ?

Question de citoyen

Raymond Lauret / 28 mars 2020

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Des jeunes collégiens, majoritairement originaires du Tampon, se trouvaient en stage en Afrique du Sud. En temps normal, leur retour par avion à La Réunion devait transiter par l’île Maurice. Avec les problèmes sanitaires que nous connaissons actuellement et la fermeture de l’aéroport de l’île sœur, l’initiative prise par le Maire du Tampon d’accélérer leur rapatriement en prenant en charge les billets d’avion qui les feraient transiter par Paris est à souligner. De même qu’il faut souligner la décision d’André Thien Ah Koon d’aménager aussitôt un centre d’hébergement pour l’accueil de ces jeunes et leur isolement, dès leur arrivée au Tampon, pendant 14 jours avec les contrôles médicaux nécessaires pour être certain que la contagion n’a pas touché l’un d’entre eux.

Lorsque nous apprenons que l’autorité préfectorale n’aurait pas tenu compte de cette possibilité d’éviter une contamination toujours possible des membres de leurs familles par certains de ces jeunes, nous voulons dire notre incompréhension.

Notre île ne manque pas d’exemples de personnes qui, débarquant à Gillot et ayant signé un engagement de rester 14 jours à domicile, sont tout de même sorties de leur habitation et ainsi provoqué la contamination de voisins. Et même si on n’avait pas encore d’exemples, le risque existe. Ce que la Cinor a compris.

C’est ce qu’a voulu anticiper le maire du Tampon. Dans une telle situation, pourquoi le principe de la plus élémentaire des précautions n’est-il pas encouragé et même accompagné par les services de l’Etat ?…
Oui, il y a chez nous de l’incompréhension.

Raymond Lauret