On n’entend pas monsieur le Président.

15 septembre 2006

A Messieurs les Présidents de Tribunaux
Vous, qui êtes citoyen, êtes-vous imposable, taxable à merci par nos Institutions ?
Vous, qui êtes citoyen, avez-vous le respect de vous présenter aux convocations du Palais de Justice de Champ Fleuri ?
Oui et encore oui.
Par contre, les avocats, hommes de loi, qui font commerce de la Loi et des difficultés des citoyens, sont-ils à la même enseigne que les citoyens qu’ils représentent ?
Non.
Ces hommes de loi passent à la barre, en fonction d’une liste de séniorité où le grade et l’ancienneté priment et prévalent, devant Monsieur le Président, qui accepte cette situation :
Ainsi, un avocat plus ancien, n’étant pas présent, peut être appelé à la barre, par un autre avocat, dans une affaire les concernant. Un confrère, alors spontanément, se substituera à son absence, pour que la plaidoirie soit prononcée et la Justice faite et de ronronner de concert, entre hommes de loi, pour facturer les clients respectifs !!!
Bien qu’ayant perdu son tour, lorsqu’un tel avocat ou avocate arrive, il, elle reprend sa place devant tous les autres. Il, elle peut même s’étonner et se permettre d’émettre des remarques sur l’absence des confrères ayant déjà traité, au préalable, ledit dossier !!!
Vous, simple citoyen, attendez toujours. Vous ne bénéficiez pas des mêmes droits devant la Loi. Des privilèges existent et, force est de constater que nous ne naissons pas égaux en droit devant la Loi !!!
Résultats, étant tous convoqués à la même heure, à 8h30, nous pouvons, humble citoyen, ne passer à la barre que 3 heures après !!!
Le privilège prime le fonds et l’inégalité prédomine dans les salles d’audience de la Justice.
N’y aurait-il pas plus d’équité au rayon charcuterie, aux Assedic, à la Sécu ?
A quand les tickets numérotés ou les horaires déterminés à heure fixe ?

Gilles Sarritor


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Témoignages - 82e année


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