L’urgence de se mobiliser pour éviter la ruine des Réunionnais dans la mondialisation
12 juin, parAPE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
11 janvier 2008

Semaine des déchets : les messages publicitaires pleuvent pour inciter les usagers à trier leurs déchets. Belle initiative. Oui, mais face à cette avalanche de sommations, quelles sont les véritables possibilités de tri offertes aux usagers ? Le tri n’existe pas partout. Quand il existe, les logements collectifs en sont souvent exclus, et quand on est l’heureux citoyen responsable ayant accès à une poubelle de tri, celle-ci n’est ramassée qu’une fois tous les quinze jours, périodicité des plus inefficaces, car si l’usager parvient aisément à se rappeler le jour, il risque souvent de se tromper de semaine. A croire que, comme pour le bus, les responsables s’ingénient à multiplier les obstacles pour que ça ne marche pas ! Et confirmer ainsi l’impossibilité de faire autrement que de tout brûler dans un incinérateur, avec les dommages que cela entraîne pour la planète et ses habitants, en commençant par ceux de Saint-Louis et de Saint-André.
Mais pour l’instant on brûle sans incinérateur, à la Jamaïque ou ailleurs, des déchets qu’on qualifie un peu rapidement de “verts”. Quel intérêt ? Ne serait-il pas plus judicieux de les broyer et d’en faire du compost ? Ne serait-il pas plus judicieux de ne pas ramasser les déchets verts, mais de les broyer sur place et de demander aux particuliers de les mettre dans leur bac à compost ? Mieux : ne pourrait-on pas ramasser à part tous les déchets fermentescibles, dans des sachets biodégradables, les mettre dans des cuves de méthanisation et installer des réseaux de gaz de ville, qui permettrait une alternative à la cuisine électrique ?
À propos de biodégradables, va-t-on continuer longtemps à distribuer des sachets plastiques aux caisses des supermarchés ? Ils sont interdits en Corse. Va-t-on continuer longtemps à distribuer des gobelets en plastique jetable ? Ils sont interdits dans la région européenne ultrapériphérique de Madère. Tous les ustensiles de la restauration rapide existent en matériau biodégradable. Pourquoi autoriser le plastique et le polystyrène qu’on ne sait même pas recycler ? Pareil pour les emballages d’électroménager, il existe des coques en carton bouilli aussi performante en matière d’absorption des chocs.
Est-il raisonnable de laisser envahir notre petit galet par des tonnes de matériaux qu’on ne peut pas recycler ? Chaque importateur, chaque fabricant, mettant sur le marché un produit devrait être tenu d’assurer la récupération totale du produit en fin de vie. La mise sur le marché d’un produit non-recyclable devrait être interdite.
Il commence à exister quelques petites choses, mais on est encore très loin du compte. Et qui va se charger de ces déchets sauvages accumulés depuis des décennies, les batteries par exemple ? C’est sûr qu’un cargo repartant à vide peut repartir chargé, mais il serait peut-être plus écologiquement responsable d’organiser les filières de recyclage sur l’île et sur la zone. Par exemple pourquoi ne pas utiliser l’eau perdue à Sainte Rose pour faire des sachets en papier recyclé, l’eau pouvant ensuite être épurée et servir à l’arrosage ?
Jean-Pierre Espéret
Les Verts-Réunion
APE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
Mi koné pa kossa zot i panss kan zot lé an parmi. Mi oi bien zot i rogard lé z ‘inn épi lé zot. Mi oi bien tazantan sa i di azot kékshoz. Tète-la (…)
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