Oui au péage participatif

30 janvier 2007

Lors de la construction de la nouvelle route en corniche, Jacques Lougnon, dans les années 60, fut le premier à proposer dans un de ses billets la mise en place d’un péage du cœur (bien avant les restos du cœur) dont les bénéfices iraient “à la veuve et l’orphelin”. Il ne fut pas écouté.
Il s’agit d’un acte citoyen de contribuer à l’entretien d’une route, qui est la nôtre, sans toujours attendre tout de l’extérieur, à condition que ce péage soit pratique, fonctionnel, ne crée pas des embouteillages supplémentaires et que le prix reste raisonnable.
Pour la redistribution des sommes perçues, je propose une formule originale qui pourrait avoir son utilité pour notre économie ainsi la moitié des recettes pourrait être retenue pour l’entretien de la route, 40% iraient à une caisse de développement pour la production locale et l’entretien des sites touristiques, 10% pourraient servir pour la restructuration des infrastructures de brousse (hors Réunion) et être utilisé dans un but humanitaire sur des projets ciblés, concrets et responsabilisant qui feraient de notre île un porte avion humanitaire. Efficace prélude à un développement durable, car il est de notre devoir de pays économiquement riche, grâce à notre intégration à l’Europe des nations, surtout nous qui sommes les enfants des grandes migrations, de partager, même humblement, quelques-uns de nos privilèges... la citoyenneté française étant un de ces privilèges.

Christian Vittori


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Témoignages - 82e année


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