Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
Tribune libre
19 février 2009

Chère Madame Versini, dans votre publication du vendredi 6 février 2009, vous aviez eu un écart de langage concernant la manière dont les Réunionnaises et Réunionnais éduquent leurs enfants ; écart de langage que vous avez certes rapidement regretté en présentant vos excuses le lundi 9 février. Sachant que vos propos ont donc dépassé vos pensées, les Réunionnaises et Réunionnais ne vous en tiendront pas rigueur et acceptent vos excuses.
Néanmoins, il m’est impossible en tant que citoyen réunionnais de ne pas réagir sur cet état de fait. Je me pose la question : jusqu’à quand allons-nous nous retrouver “conseillés et dirigés” par des hommes et des femmes n’ayant aucune connaissance des besoins et des difficultés de notre île et de ses habitants ?
J’aimerais vous le dire, mon indignation ne s’élève pas seulement contre les « goyaves de France », mais aussi vers certaines “pseudo goyaves” installées ici. En effet, ce sont bien des soi-disant locaux qui vous ont conseillée et qui, par voie de conséquence, ne connaissent pas grand-chose de la culture et de la pensée créoles. Ce qui, vous en conviendrez, est choquant et inacceptable.
Ceci m’amène forcément à l’allocution d’un certain maire déchu de l’Est de La Réunion qui a, dans l’édition “Face à l’Info” du dimanche 8 février, essayé de nous expliquer qu’il n’avait jamais pris ses ordres de Paris et qu’il devait en être de même pour l’UMP locale…
Une question se pose à moi. Est-il possible à un léopard d’enlever ses taches ? Bien évidemment, non ! Aussi comprenons-nous que cela relève de la mission impossible — pour ne pas dire de l’Objectif Réunion chimérique — pour la droite locale de prendre ses ordres en dehors de la dictée de l’appareil parisien.
Mes chers compatriotes réunionnais, ousa i lé nout fierté ? Ousa nou sava kom sa ? Jusqu’à quand allons-nous accepter d’être critiqués pour ce que nous sommes, à savoir notre manière de vivre, notre langue, notre culture, … dans ce qu’elles ont de plus beau et de plus noble ? Un jour, à juste titre, Laurent a dit, devant la représentation nationale : « Nou lé pa plus, nou lé pa moin, réspèkt a nou ». Oui, réspèkt a nou…
Rémy Massain
Courrier des lecteurs
Mézami , néna par-la dë somenn in sèrtin prézidan zétazini la di dann in konféranss de press li lé dakor pou ashté bannzil chagos mé sa sé in (…)
In kozman pou la rout
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Messages
19 février 2009, 14:34, par E. Hoarau
Enfin, voilà un homme qui dit la vérité. C’est bien Rémy MASSAIN continue à écrire avec franchise et réalisme.
27 février 2009, 16:19
Rémy Massain a raison, tout commence par le respect de l’autre... A mettre en pratique en cette période de conflits sociaux.
J.Grondin