Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
2 octobre 2012

C’est dès le 2 octobre que commenceront les discussions à l’Assemblée nationale au sujet du “Paquet européen”, comprenez par là la ratification du TSCG (Traité sur la Stabilité, la Coordination, la Gouvernance), le pseudo-pacte de croissance et l’adoption du projet de loi organique relatif à la programmation et à la gouvernance des finances publiques.
Les orientations européennes influent de manière significative sur les politiques nationales et locales, il n’est d’ailleurs pas rare d’entendre sur différents sujets problématiques : « c’est pas nous, c’est l’Europe », ou plutôt, pourrions-nous dire, ce sont les directives européennes.
Les rendez-vous d’octobre, à caractère européen, revêtent donc d’une haute importance et pour cause...
Ils posent un cadre auquel la France et les autres pays membres devront se plier. C’est également une occasion de rectifier les orientations d’une Europe décriée, ultra-libérale et capitaliste. Aussi, les décisions prises en ce mois d’octobre impacteront les politiques futures, tant au niveau national que local et, in fine, la vie de chaque citoyen. Enfin, ces questions européennes sont révélatrices des véritables courants idéologiques qui animent notre société.
De fait, nous pourrions penser que ces rendez-vous sont au cœur des préoccupations de l’ensemble des élus et encore plus des parlementaires, notamment ceux de La Réunion. Car, rappelons-le, dans cette affaire, le gouvernement a estimé que l’avis des citoyens n’est pas nécessaire sur le sujet et que les décisions des parlementaires suffiront à légitimer de telles mesures.
Des collectifs, des syndicats, des associations, dont l’AJFER, ont interpellé les élus locaux, avec la conscience qu’il va se jouer dans les jours à venir un moment fatidique, avec une inquiétude partagée sur les conséquences de l’adoption de ce “Paquet européen”, avec la conviction que ce débat doit être posé sur la place citoyenne et avec l’idée de fond de ne jamais se résigner aux politiques ultra-libérales qui vont à l’encontre des peuples et de la démocratie.
Pour le moment, c’est silence radio face aux interpellations des acteurs sociaux. Qu’ils soient pour ou contre, qu’ils se positionnent clairement. Le peuple a le droit de savoir la parole qui est portée par les élus à qui ils ont donné mandat pour les représenter, défendre leurs intérêts et porter notamment le changement. Rappelons que ce “Paquet européen” a été essentiellement imaginé par le duo Nicolas Sarkozy-Angela Merkel.
On ne peut se résoudre à l’idée que les dix dernières années d’opposition, de promesses et de victoires historiques servent à ce pitoyable résultat : la poursuite des politiques libérales au sommet des instances desquelles nous dépendons.
Les déclarations d’intentions ne manquent pas envers les citoyens en colère pour tenter de diminuer les tensions. Mais, inéluctablement, l’économie des débats et des luttes sur les questions européennes ne peut engendrer de véritables changements, pourtant si nécessaires.
Béatrice Leperlier,
AJFER
Nos peines
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