La sur-occupation est la plaie de l’EPSMR (Établissement Public de Santé Mentale). Que d’heures passées en comité stratégique, en comité de pilotage ou en groupes de travail divers et variés sans aucun résultat tangible sur cette sur-occupation.
C’était tout d’abord l’inadéquation de patients chroniques qui a été désigné comme l’origine du mal. Alors le corps médical de l’EPSMR s’est lancé dans un programme ambitieux pour gérer ce problème de manière spécifique à travers la F2R et l’EPAHD.
Ensuite les tutelles nous ont affirmé que c’était l’absence de projet médical qui était la cause de tous les maux. Oui mais faut-il encore que ce projet médical soit celui du Dr Perrin pour avoir grâce à ses yeux sinon il n’existe pas ! Pourtant encore une fois le corps médical de l’EPSMR a répondu présent en réalisant une analyse complète de la filière d’admission. Les orientations du projet médical, pour la psychiatrie adulte, sont nées de cette analyse avec nécessité dans les plus brefs délais :
- d’une UAPSY avec lits 72 heures par territoire de santé, conçue comme un véritable filtre à l’admission dans le but d’éviter des hospitalisations intempestives.
- d’un CMP ressource par secteur permettant en urgence de bénéficier de consultations ambulatoires ce qui permet de prévenir l’hospitalisation psychiatrique quand il y a juste besoin d’une consultation en urgence.
Demain, quel va être le bouc émissaire désigné comme le coupable de cette sur-occupation chronique dont les conséquences les plus visibles sont une baisse de la qualité des soins pour les usagers et une dégradation des conditions de travail pour les soignants, sans parler des atteintes aux libertés fondamentales quand on enferme des patients en chambre d’isolement alors qu’ils sont hospitalisés en hospitalisation libre.
Que fait la Direction pendant ce temps, regarder les différents protagonistes se renvoyer la responsabilité les uns sur les autres qu’ils soient infirmiers, cadres soignants, médecins, tutelles ? Une réunion de près de deux heures vendredi 16 juin n’a donné lieu à aucune décision si ce n’est celle d’avancer le point quotidien avec les cadres soignants de 16h à 14h ! Grave décision s’il en est ! Finalement dans cette triste affaire la seule action de la Direction date de plusieurs mois suite à la décision de M. Saillet, parti en métropole depuis, de rajouter deux lits supplémentaires par pavillon sur le site de Grand Pourpier depuis RIEN ! Les propositions des médecins de généraliser cette mesure aux pavillons du secteur G02 et de la F2R n’ont rallié que le silence de M. Brun et les dénégations polies de M. Delaunay au prétexte qu’il y aurait des travaux à réaliser !
Pendant ce temps les pavillons de psychiatrie générale continuent à être sur-occupés à 120%. Nous vous tiendrons au courant du prochain épisode de ce triste feuilleton.
Dr Georges Onde et Dr Patrick Tron
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