Application de l’APE : vers plus de chômeurs que de salariés à La Réunion
8 août, parUne catastrophe se prépare dans l’indifférence
25 mai 2016, par

Fallait-il absolument condamner à mort la belle rangée de neem-trees de l’avenue Raymond Vergès au Port ? Beaucoup de Portoises et de Portois, qui ont circulé dans le secteur et qui ont vu ces arbres abattus, se sont interrogés et s’interrogent. La seule réponse apportée, d’ordre technique, est la suivante : il n’y avait pas d’autre choix. Décision incontournable d’arracher les arbres, pour refaire les réseaux et pour remettre en état la contre-allée devant les immeubles de la SHLMR dénommés « Voie Triomphale », telle a été la solution radicale et définitive apportée au problème. Les racines des arbres, nous dit-on, ont déformé le revêtement du trottoir et empêchent la remise en état des canalisations des réseaux.
On peut se poser la question, au-delà de « l’expertise » affichée par les techniciens experts, de savoir s’il était réellement impossible de sauver ce précieux patrimoine végétal que constituent les neem-trees, dont l’origine est connue des habitants qui sont attachés à l’histoire de leur ville. Des graines de neem-tree ont été rapportées d’Inde à La Réunion, lors d’une mission dirigée par le maire du Port de l’époque, Paul Vergès, dans le but d’introduire et de développer dans notre île cet arbre dont les vertus et les usages bénéfiques sont d’une grande renommée depuis des millénaires en Inde (il a en particulier la propriété de repousser les moustiques).
Si les décideurs avaient été conscients de la valeur de ce patrimoine végétal – planté souvent, il faut s’en souvenir, par les enfants des écoles portoises –, ils auraient cherché et très probablement trouvé une autre solution que la destruction pure et simple. Mais étaient-ils seulement au courant de l’histoire attachée à l’introduction de ces arbres au Port ? On peut en douter fort.
Maintenant que l’ampleur des dégâts est déplorée par de plus en plus de personnes, il convient de demander que la Ville et la SHLMR replantent non pas des arbustes à massif, comme il semble être prévu, mais qu’elles optent pour des neem-trees, mais dans des conditions adaptées aux contraintes, c’est-à-dire en favorisant un système racinaire qui ne soit plus superficiel, mais en profondeur.
C’est aux « hommes de l’art » des Espaces Verts de dire si l’on peut assurer un “après” positif aux neem-trees de l’avenue Raymond Vergès du Port. C’est en tout cas l’espoir partagé par les Portois.
Un groupe de citoyens portois
Une catastrophe se prépare dans l’indifférence
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