L’urgence de se mobiliser pour éviter la ruine des Réunionnais dans la mondialisation
12 juin, parAPE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
16 octobre 2007

Une des principales priorités de la défense de l’environnement est la préservation de la biodiversité, c’est-à-dire faire en sorte que le plus grand nombre d’espèces vivantes parvienne à survivre alors que l’activité humaine en fait disparaître chaque jour des centaines. L’activité humaine agit de deux façons. La première est l’anéantissement direct de l’espèce ou, ce qui revient au même, du milieu dans lequel elle évolue. La deuxième est l’introduction d’espèces envahissantes qui vont empêcher les espèces menacées de se reproduire, comme le tulipier du Gabon, le choka, que certaines municipalités ont la malencontreuse idée de planter dans les espaces verts... la vigne marronne, le troène, la fougère australienne, l’ajonc...
La grande préoccupation des écologistes est donc de faire en sorte que les milieux où vivent des espèces menacées soient préservés, que le développement de ces espèces soit favorisé et qu’il ne soit pas entravé par le développement d’espèces envahissantes. Par exemple, à la Plaine des Palmistes, leur grand souci est que la Parafaujasia Fontinalis, espèce très rare qui n’existe qu’à La Réunion, ne soit pas menacée par les captages opérés en amont des cascades des Bras d’Annette.
Maintenant, d’autres espèces à croissance lente ont été introduites à La Réunion sans que leur caractère envahissant soit manifeste. C’est le cas des cryptomerias ou des platanes qui tiennent la vedette en ce moment. Tout le monde s’accorde à dire aujourd’hui que la transformation de la forêt primaire en forêt de cryptomerias fut une monumentale erreur, écologique et économique. Pourtant, certains poussent encore de grands cris quand l’ONF procède à une coupe de “sapins”. Les platanes de la route de la Plaine des Palmistes semblent pour l’instant inoffensifs, mais on ne saurait jurer de rien. Cependant, était-ce bien raisonnable de transplanter ici des paysages de Métropole (forêts des Vosges, landes de Bretagne, bords des routes du Sud...) ? Ne serait-il pas plus judicieux de valoriser ce qui existe ici ?
Pour revenir à cette route Saint-Benoît-Tampon et à ses éventuelles modifications, ce n’est pas le secteur des platanes qui préoccupe les écologistes, mais c’est celui de Bellevue où le caractère endémique est fortement présent. Là, oui, il y a une réelle menace pour le patrimoine naturel de la planète. Là, oui, une réelle mobilisation est nécessaire.
Jean-Pierre Espéret
APE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
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