APE : alerte générale sur les emplois à La Réunion, résultat de l’aliénation
9 juin, parRisque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
3 mai 2003

Après les incidents du 23 avril dernier qui ont opposé un 1er surveillant au chef d’établissement, l’U.F.A.P./UNSA appelle les personnels de la Maison d’Arrêt de Saint-Pierre à manifester contre l’autoritarisme et le comportement méprisant de la direction à l’égard du personnel depuis sa prise de fonction à l’établissement.
L’U.F.A.P./UNSA appelle à la solidarité du plus grand nombre ainsi qu’à l’unité syndicale afin de combattre ces méthodes rétrogrades indignes d’un chef d’établissement du Ministère de la "Justice" : harcèlement moral, acharnement, abus de pouvoir, mépris du personnel, absence de dialogue social, politique de division et de favoritisme, gestion de personnel catastrophique, discrimination, entrave syndicale.
Afin de mettre un terme à ce climat de travail particulièrement exécrable et préjudiciable à l’accomplissement de notre mission, nous devons être unis (syndiqués de tous bords ou pas) pour démontrer aux autorités ministérielles, préfectorales et judiciaires la légitimité de nos dénonciations ainsi que la gravité de la situation à la Maison d’Arrêt de Saint-Pierre.
La comparution de notre collègue devant le tribunal correctionnel pour "tentative de violence d’irrespect sur une personne dépositaire de l’autorité publique", est une illustration parfaite du mépris de la direction pour son personnel, mais également des graves conséquences de cette politique totalitaire sur le déroulement de notre carrière et nos conditions de vie et de travail en général.
L’U.F.A.P./UNSA n’approuve nullement toutes formes d’indiscipline, de violence d’irrespect du personnel vis à vis de la hiérarchie, mais nous condamnons sans réserve l’abus de pouvoir, l’acharnement et le harcèlement moral exercés délibérément par la direction sur les membres du personnel avec la ferme intention de nuire. À ce sujet nous comptons sur la justice qui devra trancher le 26 juin prochain.
D’ores et déjà, devant cette mascarade orchestrée par la direction locale (et départementale) pour exagérer les faits et traiter notre collègue comme un vulgaire voyou en lui interdisant l’accès de l’établissement, nous espérons que les personnels sanctionneront cette attitude scandaleuse en manifestant son soutien et sa solidarité à notre collègue victime de ces injustices.
Soyons conscients de la nécessité absolue d’agir pour mettre un terme à cette politique dictatoriale qui a trop nul aux personnels de la maison d’arrêt de Saint-Pierre.
Entrons dans l’action pour défendre notre dignité et notre bien-être professionnel.
Risque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
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