L’urgence de se mobiliser pour éviter la ruine des Réunionnais dans la mondialisation
12 juin, parAPE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
9 février 2008

« En cette année, je compte aller jusqu’au bout de ce que j’ai entamé au cours de cette campagne présidentielle pour rénover la gauche...Si je suis capable de rassembler les socialistes sur cette offre politique, j’irai jusqu’au bout de cette démarche...J’ai bien l’intention de servir à fond le Parti socialiste en m’y impliquant totalement. »
Dans sa déclaration en début d’année sur France 2, on retrouve cette même détermination qu’elle a montrée tout au long de la campagne et qui, curieusement, provoque toujours chez certains la même irritation et le même agacement.
S’il y a une chose qu’il ne faut qu’elle oublie, c’est que sa candidature à la présidence de la République, elle la doit d’abord au peuple qui l’a placée en tête des sondages forçant en quelque sorte son parti à la ratifier. C’est pourquoi elle ne peut pas compter uniquement sur la “gauche”, aux contours du reste mal définis, qui ne l’a pas toujours suivie pendant la campagne et qui lui a ménagé son soutien ; ni même sur les “socialistes” dont certains ne se sont pas gênés pour la critiquer ouvertement, en laissant percer leurs arrière-pensées. Qu’elle se rappelle : c’est quand elle a essuyé les premiers coups venus de son propre camp qu’elle a commencé à marquer un peu d’hésitation, peut-être à douter d’elle-même jusqu’à infléchir sa position à la fin. Par cette brèche ainsi ouverte se sont engouffrés ses adversaires.
Car son allié depuis le début est sans conteste le peuple qui a mis en elle tout son espoir : tous ces gens anonymes, laissés trop longtemps pour compte, qu’elle a rencontrés avec bonheur dans ses réunions et dont une grande partie lui a fait confiance jusqu’au bout ; tous ces braves gens, écœurés par les combines et les magouilles qui entachent la vie publique et déshonorent tant d’hommes politiques, à droite comme à gauche. Ce peuple enfin qui aspire à un véritable changement. Changement qu’elle a incarné par un discours politique neuf puisant sa sève dans les trois mots-clés de la devise de la République avec leur traduction concrète dans la “démocratie participative” et les “jurys de citoyens”, formules brocardées à l’époque mais reprises sans vergogne par certains de ses censeurs.
Aussi, prendrons-nous avec elle le plus direct des chemins pour lui demander instamment de s’adresser en priorité au peuple aujourd’hui quelque peu déboussolé et à qui l’on a fait miroiter mille promesses. Rénover la gauche, rassembler les socialistes, certes oui ; mais surtout rassembler le peuple de France dans sa diversité et autour des grands principes de la République. Car si son intention est bien de servir à fond, comme elle dit, en s’y impliquant totalement, le Parti socialiste dont elle est l’un des membres actifs et fidèles et qui, majoritairement, l’a désignée comme candidate à la précédente élection, il faut qu’elle s’appuie constamment sur le peuple. Ce n’est pas pour rien qu’il l’a plébiscitée un moment : c’est qu’elle était la seule à défendre avec autant d’ardeur la magnifique devise de la République dans laquelle il s’est reconnu. C’est donc dans cette voie qu’il faut reprendre la marche, pour la République et contre le Tout-marché !
Georges Benne
APE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
Mi koné pa kossa zot i panss kan zot lé an parmi. Mi oi bien zot i rogard lé z ‘inn épi lé zot. Mi oi bien tazantan sa i di azot kékshoz. Tète-la (…)
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Messages
9 février 2008, 22:00, par Elysium
"S’appuyer sur le peuple"...
Oui, je suis d’accord. Tout est dans cette phrase. Mais c’est plus difficile et subtil qu’il n’y paraît.
Si vous observez bien ce qui se passe lors d’une élection, les individus mettent beaucoup d’espoir, de confiance, dans celui ou celle qu’ils viennent d’élire. Puis, ça décline. Au bout de quelque temps, c’est la déception et le désamour.
Pourquoi ?
Si seul(e)s de rares dirigeant(e)s avec un charisme exceptionnel parviennent à surnager, c’est qu’ils restent dans une relation de motivation positive, aimante, avec leur peuple.
Alors que la gouvernance classique ne sait guère que se faire "respecter" par la seule contrainte d’une multitude de lois, chacune assortie de la crainte de sanctions. Une peur, une motivation négative. Personne ne peut vraiment aimer ça. Cette triste réalité s’impose petit à petit, avec sa médiocrité, ses mesquineries sordides, très éloignée des espoirs initiaux et des promesses électorales. Alors, c’est la désillusion, puis le rejet.
Si nos gouvernements sont aussi médiocres et incapables de se faire aimer, c’est parce qu’ils sont les héritiers de pouvoirs guerriers, qui ne connaissaient que les rapports de force et de contrainte pour agir.
Il faut parvenir à sortir de cette impasse. Nous ne pouvons plus nous offrir pareille médiocrité, alors que la température monte inexorablement et que ces pouvoirs irresponsables sont à l’origine du risque de guerre thermonucléaire. Si l’Humanité veut avoir la moindre chance de s’en sortir, il faut que la relation, la coopération entre individu et gouvernement devienne optimale. Que l’individu soit positivement et librement incité à se dépasser pour sa communauté. Ce n’est qu’ainsi que le mortel danger du CO2 pourra être surmonté, car c’est le fait de chaque individu.
Je pense qu’il y a ici une opportunité brillante pour les femmmes. Car leur intelligence relationnelle est généralement bien meilleure.
Voir en ligne : Changer la relation entre pouvoir collectif et individu