Crise de l’eau : alerte générale à La Réunion
6 août, par180 litres d’eau par jour par personne : droit dans le mur
15 septembre 2009

Tout juste un an après le Tamponnais Anthony Rivière, 21 ans, notre compatriote de Sainte-Clotilde Johan Naguin, âgé de 24 ans et père d’un enfant de 15 mois, caporal au 3e Régiment d’infanterie de marine de Vannes (Morbihan), a trouvé la mort dans une explosion vendredi dernier 4 septembre en Afghanistan. Neuf de ses camarades (dont un Saint-Pierrois) étaient blessés, dont quatre dans un état grave. Deux jours après, l’un de ces marsouins, un caporal-chef de 30 ans, a succombé. Ces décès portent à 31 le nombre de militaires français tués en Afghanistan.
Dans le même temps, ce même vendredi et toujours en Afghanistan, une frappe de l’Otan massacrait 54 personnes (parmi lesquelles 6 civils, dont un enfant), plongeant les Occidentaux dans l’embarras. « La France veut faire toute la lumière sur les circonstances et le bilan définitif de cette opération », la qualifiant de « grosse erreur », indiquait Bernard Kouchner dans un communiqué publié le jour-même. Puis, dans un second communiqué publié dimanche, lors d’une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’Union Européenne à Stockholm, le "French doctor" ne réitérait pas ses propos. Une fois n’est pas coutume, l’opinion publique nage en plein dans l’à peu près et s’agite la langue de bois. Du moment où les victimes ne seraient que quelques bons talibans…
Combien faudra-t-il encore de morts parmi les soldats français, pour qu’enfin nos dirigeants cessent de les envoyer là-bas au casse-pipe, pour soi-disant défendre des intérêts qui, en réalité, ne sont pas ceux de notre pays ? Contrairement à ce que nous répète notre chef des armées de président de la République en pleurnichant sur les cercueils revenus de là-bas, cette chair à canon ne combat pas pour un idéal de liberté et de démocratie, mais bel et bien pour des intérêts géostratégiques pétroliers (plus vulgairement, pour cet or noir qui tue tant) !
Déjà sept ans que les États-Unis ont lancé la guerre en Afghanistan. Et, dès le départ, il est apparu que les objectifs n’étaient pas d’y amener la paix, mais de prendre des positions stratégiques pour contrôler les matières premières (pétrole, gaz, cuivre et autres métaux, etc). Chaque jour, les Occidentaux s’enlisent un peu plus dans le bourbier afghan. De quoi se demander : pourquoi cette guerre ?
Marc Kichenapanaïdou
180 litres d’eau par jour par personne : droit dans le mur
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