Di sak na pou di

Pratique sportive à l’école : vers des générations sacrifiées ?

Courrier des lecteurs de Témoignages / 11 avril 2018

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Aujourd’hui, les enseignants d’EPS et leur syndicat le SNEP-FSU lancent une alerte sur la place de l’EPS en France et exigent une meilleure prise en compte de cet enseignement…
Tout le monde s’accorde, notamment le corps médical, sur la nécessité d’une activité physique régulière pour lutter contre les risques actuels liés, entre autre, à l’obésité, au diabète ainsi que bien d’autres problèmes de santé qui touchent fortement La Réunion.

L’attribution des JO à Paris en 2024 est, pour nous, une opportunité exceptionnelle d’établir un plan de relance et de sensibilisation envers toutes les formes d’activités physiques, qu’elles soient sportives ou artistiques. Le cours d’EPS et sa prolongation à travers le sport scolaire sont des moteurs incontournables de cette dynamique car ils permettent à tous les élèves de découvrir des pratiques riches et variées ainsi que le gout de l’effort, nous en sommes les témoins au quotidien.

Le succès incontestable de la filière STAPS démontre clairement l’attrait des jeunes pour les activités physiques et sportives.
C’est pourquoi, le SNEP FSU réclame une révision des programmes EPS de collège, une valorisation des acquis dans le diplôme national du brevet, une réelle possibilité d’approfondissement offerte à tous en lycée, un savoir nager qui soit une réelle priorité nationale avec les moyens afférents, des recrutements de professeurs d’EPS à la hauteur des besoins, des installations sportives qui permettent de bonnes conditions de travail et d’apprentissage, adaptées et accessibles à tous. Mais aussi une augmentation des horaires dans les collèges et les lycées.

SNEP FSU RÉUNION