Di sak na pou di

Privatisation des forêts sèches et semi-sèches de l’Ouest

Privatisation des forêts sèches et semi-sèches de l’Ouest

François Maugis / 19 décembre 2017

En accord avec différentes associations et un grand nombre de Réunionnais, nous souhaitons attirer l’attention des Pouvoirs Publics sur la quasi disparition des forêts tropicales des bas.

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Au niveau national et européen, un gros effort est fait depuis une dizaine d’années pour reconstituer, à La Réunion, une petite partie au moins de ces forêts disparues (Projet Européen Life du massif de la Grande Chaloupe en particulier). Il faut savoir, en effet, que les forêts semi-sèches sont les plus menacées au Monde (cf : www.lifecorexerun). L’objectif est d’éviter la disparition d’un milieu naturel unique. Dans le contexte actuel de lutte contre l’érosion de la biodiversité, le changement climatique et la pollution des zones urbanisées, il est essentiel, en particulier à La Réunion, de reconstituer le maximum de forêts des bas, en particulier sur la côte Ouest. La forêt semi-sèche, la plus rare de La Réunion, est menacée d’extinction. Aujourd’hui il ne reste plus qu’1 % de sa surface originelle. Alors qu’autrefois elle occupait l’ensemble de la côte ouest de l’île. C’est un effort colossal de préservation et de reconstitution mais qui correspond parfaitement à la nécessité de reconstruire (au moins en partie) ce que l’homme a détruit. L’ile s’enorgueillit à juste titre de son parc national des hauts. Les lambeaux de forêts fortement dégradées dans les bas, doivent faire l’objet d’une très grande vigilance, non seulement pour être préservés mais reconstitués.

Dans cette perspective, tout projet immobilier, de loisir, etc. empiétant sur le rare domaine forestier des bas, est positivement criminel.

François Maugis - économiste
Conseil en aménagement du territoire