Programme présidentiel : « Tout perdre par avidité »

16 mars 2007

Aux lamentables programmes politiques qui n’intéressent personne, j’opposerais un programme simple, une philosophie de vie tournée vers les valeurs essentielles qui donnent à une famille, comme à une nation, l’envie d’exister.

Après s’être longtemps cherché, le monde occidental a adopté des schémas et des valeurs injustes. Il y a déjà longtemps qu’est née la notion de progrès. Et, très justement, ses instigateurs mettaient en avant que les sciences et les techniques allaient amener la prospérité et peu à peu libérer l’homme du travail et des tâches les plus ingrates.
Aujourd’hui, les États-Unis d’Amérique, le pays occidental le plus développé économiquement, connaît une explosion de misère avec plus de 16 millions de pauvres. Une malheureuse réduction de 5h de travail par semaine en 50 ans révolte beaucoup trop de monde. Si la France et l’Europe continuent de fonctionner sur leurs lancées actuelles, elles n’échapperont pas à cet engrenage.
La dichotomie entre la logique économique (défense des intérêts particuliers) et la logique sociale (défense de l’intérêt général), conduit fatalement à ce grave disfonctionnement.
Les familles malheureuses sont celles qui se déchirent, les familles heureuses sont celles qui savent partager. L’idée simple que tout le monde comprend mais ne veut appliquer de crainte d’être lésé, c’est partager à la fois la richesse et le travail.

L’être pensant ne s’est pas contenté d’envahir la planète, il a semé au sein de son espèce des tensions telles qu’il est sur le point de s’auto détruire.
Il serait temps de faire davantage appel à notre réflexion qu’à notre avidité qui, en fin de compte, va nous faire tout perdre.

François Maugis


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Témoignages - 82e année


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