Projet : La famille, étape vers la liberté

20 janvier 2009

Malgré un environnement économique, social de plus en plus complexe, la famille, cette vielle institution, reste le milieu privilégié pour le développement d’un enfant.
Bien sûr, elle aussi a évolué, quelle soit duo parentale, monoparentale, adoptive, de substitution, recomposée... elle lui apporte sécurité, stabilité, affectivité.
Elle permet à l’enfant de développer ses aptitudes à être libre.
Cette cellule bienfaisante est unique, « On n’en a pas trouvé mieux », comme le titrait une publicité.
D’ailleurs, de telles publicités qui véhiculent des messages humanistes devraient être plus fréquentes et plus nombreuses à destination du grand public.
A l’occasion de la commémoration de l’abolition de l’esclavage, des festivités de fin et de début d’année, la circonstance se prête pour échanger sur la mission bienfaitrice de la famille.

Nous vivons dans une société qui valorise beaucoup trop la consommation au détriment de l’art de vivre basé sur des valeurs républicaines.

Les parents, à juste titre, sont quelques fois démunis face aux “prêt à éduquer”. Et ils doivent faire preuve d’une grande détermination, d’innovation, voire de stratégie pour tenir et surtout ne pas se laisser au découragement et se laisser bercer par les modes.
Il me semble bon de rappeler l’importance des valeurs, principes dans l’éducation d’un enfant, d’un adulte en devenir, d’un citoyen de demain.
La satisfaction des besoins primaires (avoir à manger, avoir un toit, avoir des habits) est indispensable, mais non suffisante pour que les conditions au développement de l’enfant soient remplies.
Oui, l’éducation est vitale, sans cela, on peut comparer un enfant à une herbe folle qui pousse sans direction.
Oui, éducation rime avec amour.
C’est ainsi que l’enfant deviendra un être équilibré, intégré à son environnement, ayant les capacités d’agir dans la société.

Une éducation basée sur “ne rien refuser à l’enfant”, “l’enfant roi”, celle où l’enfant est l’ami, le confident des adultes, celle où la violence est érigée en principe éducatif, celle où l’enfant est objet, elles fabriquent des êtres fragiles, malheureux, souvent en décalage avec la réalité.

Par ailleurs, l’école est quelquefois présentée comme un palliatif aux manques des familles. Alors que celle-ci assure sa mission d’apprentissage (savoir être, savoir et savoir-faire). Elle ne peut et ne doit pas remplacer les parents.

C’est dans la cellule familiale que l’enfant développera ses capacités à être disponible pour l’apprentissage en constituant son capital confiance, sécurité, stabilité.

Grâce au pouvoir extraordinaire de la communication, par les mots, par le comportement (le regard, la façon d’être dans la relation avec son enfant), l’enfant développera sa force intérieure, son goût de l’effort, il acquière ainsi les clefs pour accéder à la connaissance.

Il deviendra ainsi libre, acteur dans sa société.
Etre parent est une activité prenante, quotidienne, quelques fois épuisante et en même temps apporte aussi beaucoup de joie.
Pour soutenir les familles, différentes mesures de solidarité existent, qu’elles soient nationales, départementales.
En ce qui concerne la commune de Sainte-Marie, le maire et son équipe municipale, conscients des enjeux, manifestent leur volonté, leur détermination à agir, que ce soit par le biais de centre communal d’action sociale, ou directement par les services municipaux pour permettre aux familles de répondre au mieux aux besoins des enfants malgré un contexte socio-économique difficile.

Enfin, nous sommes convaincus que la famille est une institution qui évolue, mais ne se démode pas.
Les principes éducatifs, les valeurs éducatives sont indémodables.
La famille, l’étape vers la liberté pour l’enfant.

Meilleurs vœux pour 2009.

Marlène Rodier,
En charge des Affaires sociales
À la mairie de Sainte-Marie


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