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11 juinLa Réunion dans la mondialisation sans protection
19 septembre 2011

La 28 édition des journées européennes du patrimoine invite cette année « au voyage du patrimoine ».
Dans l’île, les communes ouvrent leurs sites patrimoniaux aux visiteurs. Musique traditionnelle, contemporaine, animations diverses (contes en créole, danses, expositions des artistes) valorisent le métissage des cultures réunionnaises.
C’est l’occasion de revisiter l’ancien hôtel de ville à Saint Denis, les lazarets à la Grande Chaloupe, la maison Valliamé à Saint André, le conservatoire botanique national des Mascarin à Saint Leu, la maison du Volcan au Tampon, le phare de Bel Air à Sainte Suzanne...
Quid des autres nombreux sites classés ou inscrits monuments historiques ? Quel est leur devenir ?
Nos gares du chemin de fer vont-elles toutes être détruites pour construire une gendarmerie ou autres bâtiments modernes ?
Les anciennes tombes de nos ancêtres vont-elles être foulées à coup de bulldozer ?
Ce serait dommage que la grotte où habitaient les premiers habitants soit laissée à l’abandon. Allons nous laissés en friche, en ruine nos anciennes cheminées des usines, les calbanons, les bâtiments de la Compagnie des Indes ?
Toutes les générations se retrouvent, ou se recherchent dans leur passé. La Réunion est fière de son passé et notre cohésion s’appuie sur nos traditions.
Le classement des sites, des quartiers de villes, des monuments historiques méritent d’être protégés, valorisés pour leur beauté, leur intérêt artistique et historique.
Jusqu’à présent, de nombreux lieux de mémoires ont été laissés de côté. Mais l’évolution démographique de l’île et surtout sa modernisation entrainant les multiples transformations, nous imposent à tous d’adopter une politique patrimoniale pour protéger notre patrimoine.
Certes, il ne s’agit pas, d’ignorer les autres problèmes, économiques, sociaux qui fragilisent l’île. Mais ce serait une erreur à mon avis d’abandonner nos sites qui relèvent du patrimoine culturel et historique de La Réunion.
Pour voyager dans le temps à la découverte du patrimoine matériel et immatériel, les monuments historiques doivent aussi s’inscrire au cœur du développement durable. La modernisation, l’urbanisation, la mondialisation doivent laisser une juste place à la sauvegarde de notre passé qui est à la fois l’expression d’une âme et la source d’une richesse.
Aline Murin Hoarau, conseillère régionale
La Réunion dans la mondialisation sans protection
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