Di sak na pou di

Publicités honteuses

Marylène Berne / 9 mars 2017

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Un jeune homme sanguinolent s’affiche depuis quelques jours sur des panneaux publicitaires grand format, pour vanter les qualités d’une voiture. Comment peut-on choisir un personnage au visage ensanglanté pour vendre une bagnole ? Dans une ile où la violence est omniprésente, peu de temps après le crime sordide d’une dame âgée au Tampon et l’accident routier meurtrier provoqué par un mari jaloux, il semble indécent que des publicitaires, si on peut les appeler ainsi, choisissent une telle image pour attirer des clients éventuels.

Dans un autre registre, les publicités d’Yves Saint-Laurent montrant deux mannequins squelettiques s’offrant en pâture aux passants, sont une offense aux luttes des femmes pour leurs droits. A croire que pour le monde du luxe et de la haute couture, les notions de dignité et de respect sont inconnues. Les femmes de ce monde ostentatoire sont des proies offertes, perchées sur des talons hauts ou exhibant leur entrejambe en bas résilles. Depuis des années, la publicité utilise le corps féminin de façon éhontée et nous devrions boycotter les produits proposés. Violence et pornographie ne devraient pas être des thèmes vendeurs.

Marylène Berne