Quand bien même ...

18 octobre 2007

Quand bien même un stage. Un stage à 450 euros plus l’ADN. Le pire, la loi Hortefeux fait tache dans le paysage démocratique. Avec la tête de l’emploi, voilà un ministre qui se distingue dans l’art du repérage. Il faut annuler ce projet de loi purement et simplement. Et s’il venait à l’idée au ministre de se retirer, personne ne lui en voudra, et se serait pour lui une bonne occasion de se faire pardonner.
Quand bien même un joint. Un joint se partage entre copains en général. Je vois d’ici le policier devant un groupe de jeunes ou moins jeunes criant :
- Chef ! J’en tiens cinq !
Il faudra y aller mollo sur les arrestations. Sinon la pénurie de places pour les stages est à craindre. Comment vont-ils faire pour former les nombreux conseillers qui prêcheront la bonne parole aux vilains fumeurs de joints. Au commissariat, le risque d’y retrouver le fils du maire ou de l’adjudant de service n’est pas à exclure. Le risque zéro n’existe pas. Est-ce qu’il y aura assez d’agents de police pour arrêter tout le monde ? C’est une vraie question.
Quand bien même garderons-nous cette vieille habitude de jouer aux gendarmes et aux voleurs pour préserver la bonne conscience du nanti natif de notre chère société aseptisée.
En attendant, avec des si et des mais, la délinquance est loin d’être éradiquée de nos villes avec de telles mesures. Les propriétaires de pitbulls et autres chiens d’attaque ont encore de beaux jours devant eux. La précarité aussi, sans oublier les parachutes dorés et les scandales boursiers.

Gilles de la Ravine Blanche


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