Que la vérité se fasse !

29 décembre 2007

La société Pardon ! Création International me demande des excuses parce que dans l’affaire Valérie Bègue - Miss France, à propos de la photo de la jeune femme se retrouvant sur une grande croix, j’ai écrit et dit que « cette image est extraite d’un album de Pardon Création ». Oui, j’ai écrit et dit. Non, ce n’est pas exact, puisque la photo incriminée ne figure pas dans le “Manifeste” de Pardon et « n’a pas été utilisée dans une campagne ou autre publication officielle », pour reprendre les termes de M. Mertes. Je suis désolé si certains journaux métropolitains, par simplification médiatique, ont déformé la suite de mes propos en disant que j’accusais directement la société Pardon d’avoir commandé et diffusé ces photos. Ce qui aurait eu pour effet de nuire à l’image et à l’activité économique de Pardon. Mais je n’ai jamais écrit et jamais dit que la Société Pardon avait commandé et diffusé cette image de Valérie Bègue sur une croix dans une piscine. D’ailleurs, lors de ma conférence de presse du 22 décembre 2007, un journaliste a voulu me lancer sur cette piste et j’ai répondu publiquement : « je n’ai pas dit ça » ! Au point où nous en sommes et avec les révélations qui paraissent dans la presse, je ne souhaite qu’une chose, c’est que la vérité se fasse sur cette affaire.

Pour le reste, sur le fond et l’expression, je m’en tiens à ma déclaration écrite remise à l’ensemble de la presse réunionnaise le 22 décembre. En conscience, je pense n’avoir fait que mon devoir d’évêque pour dénoncer une image blasphématoire. L’Eglise n’acceptera jamais ça !

- stigmatiser la turpitude dont a été victime Valérie Bègue à travers la divulgation des photos : c’est ignoble !

- dénoncer la suggestivité des publicités et la perversion des défilés de « Miss en petite tenue avec des ailes d’anges »
- rappeler la dignité de la femme

- inviter à nous positionner non pas passionnellement comme Réunionnais, mais en fonction de la question de fond

- ne pas accuser Valérie Bègue d’avoir voulu offenser l’Eglise

- tirer les leçons : « on ne peut pas percer à n’importe quel prix. Gardons-nous bien de vendre notre âme ou celle des autres ! »
Le texte de ma déclaration à la presse du 22 décembre est disponible à l’évêché pour qui en fera la demande et sur le site du diocèse : www.diocese-reunion.org.

Mgr Gilbert Aubry


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