Face à l’impasse, l’urgence d’une Conférence territoriale élargie pour construire l’avenir de La Réunion
5 août, parPlus de demandeurs d’emploi que de salariés du privé et impact des guerres
2 octobre 2009

La défaite de l’année dernière est visiblement restée au travers de la gorge de l’ancien maire de Saint-André. C’est avec surprise, avec un peu d’agacement et d’amertume que l’on a appris son fait d’arme le plus récent. En effet, voulant déplacer la bataille sur le plan culturel, il a transféré le Dipavali à Saint-Pierre. Se présentant comme une simple courroie de transmission, il nous annonce, quand même, que si son équipe est élue la prochaine fois, il veillerait au retour de cette manifestation dans la cité de l’Est. Tout cela montre le mépris de cet homme pour les gens de cette commune qu’il a administrée pendant une trentaine d’années. Il va même jusqu’à critiquer le fait que la manifestation ait été déplacée au Colosse, « ce champs de cannes ». Mais est-ce que ce parc touristique n’était pas son bébé ? Et est-ce que se servir de cet outil n’est pas quelque part lui rendre hommage (sic) ? Que celui qui n’a jamais eu de problème pour rentrer chez lui le jour du Dipavali ne comprenne pas la congestion de la ville ce jour-là passe encore, mais sous-entendre que déplacer cette manifestation culturelle vers le Colosse est une attaque contre la communauté tamoule est une manipulation, une de plus, de notre ancien maire.
L’année dernière, sur ce site, voulu, créé, pensé par le sénateur, quinze milles personnes s’étaient réunies. Et tout s’était parfaitement déroulé.
Les retombées économiques, mais aussi le prestige et le lustre que cette fête faisait acquérir à cette cité vont diminuer drastiquement. Merci qui… ?
Cette manifestation, sous le règne du seigneur Vira 1er, était l’un des rares moments où on parlait fièrement de Saint-André. Le reste du temps, on constatait que la criminalité augmentait, que la commune devenait une commune dortoir, que la cité était la plus salle de La Réunion. Ce soir-là, c’était différent. De quelque religion que l’on soit, on se retrouvait pour fêter la victoire de la Lumière sur les Ténèbres. Vous devriez réfléchir à cela M. l’ancien maire. Car, évidemment, tout cela aura des retombées politiques. Ce chantage ignoble que vous faites à ceux de votre propre communauté : « réélisez-moi, sinon vous n’aurez plus de Dipavali » est abjecte, et montre bien, je le répète, tout votre mépris pour la commune. Il faut croire que c’est dans les gènes, car je me souviens d’une rencontre avec votre fils. Et ce jour-là, il avait traité Messieurs Fruteau et Seriacaroupin de « ti comiques ». On ne traite pas ainsi ses adversaires. Mais bon, le respect et l’honneur ne sont pas familiers visiblement.
BBR"
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