Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
6 avril 2012

Je suis partie accueillir mon président parce que j’avais des questions pour lui, malheureusement je n’ai pas eu l’occasion de les lui poser. J’ai 28 ans, secrétaire de Direction dans un établissement scolaire du 2nd degré. Je suis employée sur un contrat d’assistante d’éducation, un contrat qui est fait pour la surveillance en milieu scolaire. Attention, j’aime mon travail et je suis bien contente d’en avoir un. Bientôt 7 ans que je travaille dans ce lycée, mon contrat va arriver à son terme. Effectivement, quand j’ai signé ce contrat, je savais très bien qu’il allait se terminer dans 6 ans, mais j’avais pensé à passer des concours et d’ici là avoir un poste. Malheureusement, les concours sont très difficiles, 500 candidats pour 10 postes. Bientôt je serai au chômage, et quelqu’un d’autre va prendre ma place sur ce poste, « un lycée ne va pas rester sans secrétaire de Direction », mais malheureusement, ce ne sera pas moi, mais une contractuelle. Pendant toutes ces années, je me suis investie dans mon travail, j’ai donné tout mon savoir-faire, j’ai été loyale envers mes supérieurs et j’ai beaucoup appris et j’ai appris aussi de l’Éducation nationale. Il y beaucoup d’injustices. Et pour moi, c’est une injustice qu’on ne puisse pas me garder sur mon poste. Je suis sûre que je ne suis pas la seule sur l’île dans cette situation. Cela me perturbe beaucoup, parce que j’estime avoir ma place au sein de cet établissement. Où sont les lois pour des jeunes comme moi qui ont tout donné et qu’aujourd’hui on remercie sans un regard ? Et y’en a, avec une connaissance bien placée au Rectorat ou à la Région, se retrouve contractuel direct, très bien pour eux. Mais moi aussi je voudrais garder mon poste.
Melle Soizis
Courrier des lecteurs
Mézami , néna par-la dë somenn in sèrtin prézidan zétazini la di dann in konféranss de press li lé dakor pou ashté bannzil chagos mé sa sé in (…)
In kozman pou la rout
La Réunion dans la mondialisation sans protection
La Réunion dans la mondialisation sans protection
Ouverture hier à Sainte-Suzanne
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture