Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
23 janvier 2008

Moi le premier.
Nous sommes venus il y a 3 ans et les cadavres étaient un peu plus espacés sur le bord des routes. Mais cette année, c’est simplement l’horreur.
Mes enfants pleurent à chaque vue de ces corps déchiquetés, mutilés, à tel point qu’ils n’ont plus envie de quitter notre bungalow pour aller dans la famille. Il faut que l’on s’arrête chaque fois pour voir s’il y a encore un souffle de vie.
Et le côté sordide est encore plus fort en voyant des chiens de race, hypersensibles, des petits pinschers, des grandes bêtes catégorie A, des chiens polaires qui n’ont rien à faire sur cette île, et surtout des bêtes avec leur collier, ce qui tenterait à faire croire qu’ils sont “aimés”.
En fait, on nous a trompés, car la différence, c’est qu’aujourd’hui, on ramasse plus les cadavres, et on jette les chiens abandonnés en fourrière.
Je préfère ne pas penser comment ils vont finir.
Je pensais que mes compatriotes avaient changé, mais c’est bien pire ! Les “jouets vivants” sont plus grands, plus chers, (ça fait bien pour les complexés d’infériorité de se pavaner avec un rottweiler ou un chien dangereux. J’ai rien dans la tête, (ou ailleurs), mais j’ai un chien tueur.) Quand on se promène à pieds, c’est tout aussi désolant de voir encore de pauvres bêtes attachées à 20 cm de chaîne, des chiens entourés de leur excréments, sans eau et maigres comme le cerveau de leurs maîtres.
Je crois que les chaînes de l’esclavage sont encore bien présentes et qu’à défaut de pouvoir s’en débarrasser dans l’esprit, on les met aux cous des chiens. C’est là que l’on peut juger la faiblesse des gens, qu’ils soient réunionnais ou tout autres.
Le Dalaï Lama a eu la sagesse de nous donner une phrase tristement juste :
ON RECONNAIT UNE NATION À LA FACON DONT ELLE TRAITE SES ANIMAUX.
Je vous laisse juge.
N’oublions pas les chats, tout aussi nombreux aplatis sur le bitume.
Des bêtes qui prolifèrent à raison d’au moins 2 portées par an... Je vous laisse faire le calcul.
Après les produits insecticides, qui ont tué tant de prédateurs, ce sont les chats qui vont faire disparaître du lézard à l’endormi, en passant par les oiseaux.
Mais ça, c’est encore une autre histoire tristement réunionnaise.
Hoarau
Courrier des lecteurs
Mézami , néna par-la dë somenn in sèrtin prézidan zétazini la di dann in konféranss de press li lé dakor pou ashté bannzil chagos mé sa sé in (…)
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