Ramadan & Confrérie ou l’immoralité mal drapée

12 décembre 2006

Avant de démontrer que les Ramadan & Confrérie sont plus ancrés dans un espace-temps révolu qu’à Lyon et Genève du 21ème siècle, je voudrais d’abord expliciter ma vision de l’islam classique dans lequel j’ai été élevé et que j’ai étudié en commençant par l’école coranique, où mes parents m’ont envoyé dès l’âge de cinq ans. L’islam classique se définit par une équation toute simple : I = M + C (Islam = Mahomet + Coran). Tout le reste n’est qu’avatars et rajouts historiques, divers et variés, œuvre de musulmans. Dans ce qui suit, je ne disserterai ni de musulmans, ni d’avatars de l’islam mais de l’islam pur et très dur !

Les prescriptions coraniques et leur interprétation pratique par Mahomet sont la base du droit canonique islamique (la charia). Bon nombre de ces prescriptions sont contraires aux droits de l’Homme et portent atteinte à notre dignité. Elles consacrent des inégalités préislamiques, elles portent atteinte à notre intégrité physique, elles limitent notre liberté d’expression et de critique, elles excluent de la société humaine celles et ceux qui ne se soumettent pas à l’islam, là où ses tenants arrivent au pouvoir. Ces prescriptions que le Centre Shâtibi de Lyon continue d’inculquer à nos enfants français, en faisant appel à M. Hani Ramadan et à des intervenants saoudiens, sont à peine dignes du Moyen-âge. Ce sont des prescriptions qui n’ont jamais eu et qui n’auront jamais aucune valeur éthique. Ramadan & Confrérie, je vous le dis tout ne : nous n’avons pas les mêmes valeurs !

Démonstration :
1 -
Au temps de Mahomet, la monogamie pour l’homme, c’est-à-dire la fidélité à sa femme, était déjà de rigueur au Moyen-Orient et même dans les bonnes familles de la Mecque et de Médine, lieu de naissance et d’action du prophète. D’ailleurs, tant que Mahomet était à la Mecque où il était habité par un souffle prophétique qui l’incitait à défendre la veuve, l’orphelin, le vagabond, l’esclave et les déshérités, le prophète a su rester fidèle à son épouse Khadija, jusqu’à la mort de celle-ci. Mais, dès qu’il émigre à Médine et devient chef d’une communauté qui pratique des razzias, y compris non défensives, il renoue avec la tradition des chefs tribaux d’Arabie : polygamie par douzaine en plus des concubines.

Ces alliances matrimoniales multiples permettaient d’afficher ses moyens de finance (subsistance) et de tisser un vaste réseau de liens claniques dont la solidarité est gage de survie dans un environnement tribal sans foi ni loi. Autant la polygamie est une tradition préislamique, autant l’interdiction de remariage des veuves du prophète, élevées par le Coran au statut de “mères des croyants”, soi-disant, est une innovation que les commandeurs des croyants, aussi bien marocains qu’ottomans, ont perpétuée jusqu’à tout récemment. L’immoralité s’est donc couronnée raison d’État !

2 - Les prescriptions du droit pénal islamique classique (charia) vont des coups de fouet à la lapidation, en passant par les mains tranchées pour les voleurs. Si on les appliquait aussi aux puissants, tous les rois et potentats des pays arabo-musulmans seraient culs-de-jattes et sans bras.

Les Ramadans & Confrérie qui bénéficient de leurs aumônes purificatrices le seraient tout autant ! La lapidation pour adultère ou pour grossesse hors mariage, dont M. Hani Ramadan a fait publiquement l’apologie, est pratiquement inapplicable mais uniquement pour les hommes. C’est donc les femmes seules qui en supportent toute l’horreur. En effet, l’homme régi par le droit islamique classique, comme en Arabie Saoudite, en Iran ou au Pakistan..., peut pratiquer l’adultère en toute légalité, au vu et au su du monde entier. Il n’a qu’à payer une dote pour avoir, dans son lit, d’autres femmes que sa première.

Il peut même se payer le luxe de s’afficher monogame : il a droit de répudier, comme bon lui semble, la femme qu’il ne désire plus. Le mariage en islam classique se consomme et la femme en est le produit jetable. Et s’il lui arrive d’être étourdi et d’avoir un enfant hors mariage, le musulman a tout de même droit à une séance de rattrapage : il reconnaît tout simplement l’enfant et épouse sa maîtresse. Ma sœur musulmane, par contre, ne bénéficie ni de ces indulgences, ni de ces ruses et astuces d’une immoralité tout à fait inouïe.

L’enfant hors mariage dont le père a pris la poudre d’escampette désigne sa mère comme seule coupable. Il la condamne à la lapidation et se condamne lui-même, non seulement à l’orphelinat dès sa naissance, mais aussi à un mépris de toute la société musulmane, bien installée dans sa suffisance “morale”.

Ces crimes commis au nom d’une prétendue éthique judéo-islamique que M. Hani Ramadan a eu l’outrecuidance de qualifier de « purification » est une injure à notre intelligence et à notre humanité puisque nous savons qu’elle nous aurait privés d’honorer Marie et le fruit de ses entrailles. Mais hélas, depuis la nuit des temps, il y a tant d’hypocrites qui se voilent la face, portent barbes et échafaudent des discours de mauvaise foi judéo-islamo-chrétienne. Elles et ils doivent avoir bien des hontes et des horreurs à cacher au fond de leurs cœurs. Ils n’ont jamais aimé le petit enfant sans père et encore moins sa mère. « Il y a une maladie dans leur cœur et Dieu en rajoute une autre ! », celle de l’hypocrisie.

3 - Les prescriptions coraniques très explicites en ce qui concerne le partage de l’héritage entre filles et garçons (une demi-part pour les unes et une part entière pour les autres) ainsi que le droit donné aux maris d’user de violences physiques sur les femmes, n’ont jamais été et ne seront jamais justes. Ni au Moyen-âge, ni aujourd’hui, ni demain. Ceux qui leur cherchent une quelconque justification en font l’apologie, et ceux qui ne les dénoncent pas n’ont pas de place dans notre monde du 21ème siècle.

En programmant l’enseignement du droit canonique islamique (charia) à Lyon, le Centre Shâtibi, la Libraire Tawhid, L’U.J.M., M. Hani Ramadan et les religieux saoudiens, en un mot Ramadan & Confrérie, lancent un défi à tous les républicains épris de liberté, de justice, d’égalité et de moralité. Il faut que cesse en France et en Europe, en attendant le réveil des peuples musulmans, la transmission de génération en génération d’un enseignement immoral et malsain. Notre conscience ne peut admettre cela.

Le Moyen-âge est bel et bien révolu. Les musulmanes et les musulmans ont aussi droit aux Lumières, et s’il faut mener un nouveau combat pour cela, nous devons être prêts à mobiliser des hussardes et des hussards de la République et de l’éthique.

L’islam classique a fait son œuvre et mérite une belle vitrine aux archives des antiquités. Les Ramadan & Confrérie méritent aussi une place auprès des gisants dans un musée des reliques.
Il est temps de donner un bon coup de pied dans le derrière des barbus et des voilées qui prennent leurs aises dans nos quartiers pour les sortir du monde clos enrobé de sept cieux et les projeter directement sur notre petit vaisseau Terre du 21ème siècle afin qu’ils acceptent de tourner en rond avec notre humanité. Un nouveau 1905 doit être organisé afin de protéger nos enfants musulmans et surtout nos filles musulmanes de l’endoctrinement et de l’immoralité d’un enseignement malsain qui se cache derrière des voiles et des barbes qui simulent la pudeur.

Par ailleurs, la question sociale et les discriminations qui touchent nos concitoyens musulmans, mais pas seulement, doivent être résolues et ne peuvent en aucun cas servir de paravent à des archaïques qui n’ont rien d’autre à nous offrir que des interdits, la discrimination des femmes, l’oppression et exclusions des non-musulmans et surtout non-croyants. Si les Ramadan & Confrérie ont des projets de création d’emplois, de réduction des inégalités sociales bien réelles et pour la moralisation de la vie publique, ils n’ont qu’à les présenter à notre suffrage démocratique dans le cadre d’un parti politique. Mais hélas, ils n’ont ni moralité, ni projet. Ils n’ont que victimisation, interdits et mots creux à nous offrir.

Aux Ramadan & Confrérie, je dis : osez tout simplement changer d’époque. Aimez vos sœurs autant que vos frères, les non-musulmans autant que les musulmans, les croyants autant que les non-croyants ! Et répétez après moi le credo de la modernité, qui consiste tout simplement à admettre que :

La dignité humaine est sacrée ; pas les religions.

La bonne foi, c’est aussi simple que cela !

Mohamed Pascal Hilout,
Initiateur du nouvel islam en France

Mail : [email protected]
Site : http://nouvel-islam.org


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Messages

  • Bravo,

    C’est du grand Mohamed Pascal Hilout qui ouvre une voie nouvelle en vue de réconcilier Islam et Modernité.

    Mais pour que son message soit entendu il faut qu’il ait les moyens équivalents à ceux des prétendus musulmans adversaires de l’Islam. En effet, qu’il s’agisse de la presse écrite ou de la presse audiovisuelle, la famille Ramadan dispose d’importantes ouvertures malgré les discours dangereux que tiennent l’un et l’autre des frères.

    Par contre, les colonnes des journaux ainsi que les fréquences ne s’ouvrent presque jamais aux voix pronant la paix, la liberté et l’égalité.

    J’espère que votre publication contribuera à corriger ce handicap auquel les progressistes de l’Islam sont confrontés.

    Voir en ligne : Ramadan & Confrérie ou l’immoralité mal drapée


Témoignages - 82e année


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