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20 août, par30e anniversaire de l’alerte lancée par Paul Vergès sur la crise climatique
28 décembre 2006

Le retrait de la candidature de Monique Orphé pour les législatives de 2007 est sans doute une déception pour beaucoup d’électeurs et surtout électrices. Il faut se rappeler que notre place, celle des femmes et notamment celle des jeunes, est une place qu’il faudra arracher y compris face à des soi-disant amis.
Je précise tout de suite que je ne suis pas non plus de celles qui appellent à voter pour un candidat juste par ce que c’est une femme mais plutôt de celles qui votent pour des compétences, une personnalité, quelqu’un capable de taper du point sur la table quand il le faut, une femme qui, grâce à ces qualités, sait s’imposer en premier lieu au sein de son groupe. En effet, c’est ce type d’élue dont la population a besoin. Je ne tiens donc pas à ce que l’on vote pour une femme juste pour ses beaux attraits physiques ou parce que cela est devenu un phénomène à la mode et qui permettrait à un groupe de rafler la mise. Mais pour une femme qui sait faire et veut faire que l’on doit voter. Je suis donc pour une parité de qualité.
D’ailleurs, je le dis aussi haut et fort, si les femmes doivent s’engager, ce n’est pas pour faire pire que ces messieurs. Ce n’est sûrement pas pour cautionner des hommes qui vont vouloir encore être en même temps maire, président de collectivités, député ou sénateur. Ce n’est pas pour aller briller dans de sales affaires judiciaires. Ce n’est pas non plus pour défendre une société dirigée uniquement par des femmes mais une société dirigée de façon équitable par des hommes et des femmes. En ce qui me concerne, une femme s’engage parce que c’est son devoir et parce qu’elle veut apporter un plus à notre société. Et si cet engagement se traduit par le soutien de la candidature d’un homme, alors que ce soit pour un homme porteur d’espoir et de crédibilité, car je préfère voter pour un de cela que de voter pour une incompétente. Mais ici, il me semblait avoir à faire à une femme compétente et à un homme qui ne porte ni l’espoir, ni la crédibilité.
Le renoncement de Monique Orphé est donc bien une déception et que finalement, elle n’est peut-être pas encore celle que l’on attend. Mais il faudra malgré tout se garder de tout lui mettre sur le dos car en face, la machine est impitoyable, et il y a peut-être des raisons qui nous échappent. D’ailleurs, quel homme ou quelle femme peut dire que dans le même cas, il ou elle aurait su mieux faire. Je vais donc m’associer à cette défaite, non pas par solidarité féminine, mais tout simplement parce que Orphé est mieux que Annette. Et l’espoir n’est jamais perdu, la prochaine fois, nous ferons mieux, la prochaine une femme saura se faire entendre, la prochaine fois, il sera question de l’intérêt collectif et non pas de l’intérêt personnel de certaines personnes.
Dehviany Calaya,
Présidente section femme de UNITE REUNION
30e anniversaire de l’alerte lancée par Paul Vergès sur la crise climatique
Ni antan kékfoi dann zoinal bann zoinalissti parl la rout la soie. Sirman ni domann anou kossa i lé so rout-la. Kossa li lété dann tan lontan é (…)
In kozman pou la route
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