Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
8 novembre 2007

Chaque jour la presse relate des faits divers de violence dans le monde et ces nouvelles n’émeuvent plus personne. La non-violence devrait commencer par le respect de soi-même et des autres. Elle devrait commencer par le respect de celui qui est le plus différent, à tous points de vue.
Nous arrivons à un tournant de notre histoire et l’humanité doit pouvoir maîtriser son agressivité vis-à-vis d’elle-même et de l’environnement dans lequel elle se trouve. Elle ne doit pas se laisser aller à la violence car elle risque de se détruire.
Il n’y a pas de problème insurmontable pour le génie humain, à condition qu’on le laisse agir pour le bien être de tous. Avec la science et les technologies actuelles, si elles étaient mises au service du bien être des gens, au lieu de n’être qu’au service de la violence ou du profit personnel de certains ; les soucis de la faim dans le monde, pourraient être rapidement résolus.
Dans tous les cas, la non-violence est toujours plus efficace que la violence. Regardons le triomphe de Gandhi en Inde.
Aussi longtemps qu’on aura pas découvert le moyen médical qui permettrait de supprimer la violence chez l’homme et d’empêcher les criminels, ou ceux qui attentent aux libertés d’autrui, d’agir, la police est indispensable en attendant que la médecine ait résolu le problème. Et, si certains criminels sont inguérissables, ne doit-on pas les mettre à l’écart de la société en leur apprenant à s’aimer et en essayant de leur faire comprendre la monstruosité de leur acte, afin qu’ils aient envie de se racheter. Ne doit-on pas empêcher les violents de nuire ?
Tout individu, a à chaque instant, le choix de demeurer responsable de ses actes ou de devenir irresponsable. Mais les "irresponsables" sont des criminels contre l’humanité.
D’autre part, il faudrait refuser toute obéissance à une hiérarchie visant à faire accomplir des actions dont personne ne serait tenu pour responsable en se dissimulant derrière le prétexte qu’on a fait qu’obéir aux ordres. Celui qui exécute un ordre monstrueux, n’est-il pas plus responsable que celui qui le donne ?
Aucune cause ne justifie la souffrance ou la mort d’un être non violent et même si la survie de l’humanité en dépendait, cela ne devrait pas justifier d’exception car, la vie d’un seul homme, non violent, est aussi importante que l’humanité toute entière.
Si ce principe était appliqué, plus aucune guerre n’est possible. Il est évident que cela ne remet pas en cause la légitime défense qui permet de réduire à l’impuissance quelqu’un qui cherche à user de violence contre soi-même ou ceux que l’on aime.
Seul l’homme est doué d’une conscience qui lui permet de remettre en cause, à tout moment, la violence et tout ce qui compose sa vie, tout ce qui fait ou ne fait pas son bonheur. Va-t-il faire le choix et se déterminer en faveur de la non-violence, va-t-il suivre les inspirations de sa conscience juste et éclairée en pesant scrupuleusement tous ses actes journaliers ?
Désiré Brémont
Courrier des lecteurs
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