Michel Fontaine, président de la CIVIS et Willy Caderby, membre de la même communauté de communes, ont été placés en garde-à-vue. En attendant la décision du juge d’instruction d’abord puis du Tribunal s’ils sont poursuivis, ils bénéficient de la présomption d’innocence. À la date d’aujourd’hui, de fortes charges pèsent sur eux.
En 2002, Michel Fontaine, nouvellement élu comme maire de Saint-Pierre prenait la présidence de la CIVIS. Celle-ci et le SIVOMR dont elle était issue, étaient dirigées par des élus communistes. Ces structures étaient soupçonnées d’être des "pompes à fric" du PCR. On disait de Paul Vergès, qui avait présidé le SIVOMR puis la CIVIS, qu’il se servait des budgets de ces communautés pour alimenter les caisses de son parti sinon la fortune de la famille Vergès. Le SIVOMR avait signé un contrat d’affermage avec une société privée pour le ramassage des ordures dans les communs membres du syndicat. Un responsable politique local fit distribuer des tracts. Il faisait état d’"ordure en or" et désignait Pierre et Paul Vergés comme les principaux bénéficiaires occultes de ces contrats.
Ces accusations ont été reprises dans la presse locale. Celles qui suivirent ont eu droit au même sort.
Aussi, lorsque la CIVIS changea de bord, on laissa entendre qu’on allait voir ce qu’on allait voir et qu’on finirait bien par découvrir le pot aux roses, c’est-à-dire qu’on allait mettre à jour les mécanismes des détournements et autres malversations.
Dès son installation au Crayon, Michel Fontaine mit une équipe à éplucher les documents financiers et les comptes avec l’espoir de prouver que la "pompe à fric" avait effectivement fonctionné.
Michel Fontaine fit chou blanc.
À ce moment-là, il ne savait pas que pour monter sa "dream team" de Bois d’Olives, Willy Caderby avait besoin de financements. Le Maire de Saint-Pierre attendra que la justice fasse son travail pour savoir si le président de la Commission d’appel d’offres de la CIVIS s’est servi ou pas des caisses de la SEMITA pour atteindre son objectif.
Max Samelor
21 août, par Manuel Marchal
L’université de La Réunion inaccessible aux Comoriens, Malgaches et Mauriciens selon la volonté de Paris
21 out, sanm Justin
Mézami, zot i koné dann nout péi, konm dan d’ote, néna sak i fé antouléka k’i sèye fèr, épi sak i fé pa é zot lé paré pou kritiké, sof a dévoil (…)
21 out, sanm Justin
In kozman pou la rout
21 août
Présentation de CLIMAAX à La Réunion
21 août, par Manuel Marchal
Vendre le pays ne suffirait pas à rembourser
21 août
Presses universitaires de La Réunion
28 juillet, par Manuel Marchal
Impact de conflits lointains dans un pays insulaire dépendant de lointaines importations
6 août, par Manuel Marchal
180 litres d’eau par jour par personne : droit dans le mur
25 juillet, par Manuel Marchal
Combattre les causes du chômage de masse
28 juillet, par Manuel Marchal
Accélération de la crise du système néocolonial
4 août, par Manuel Marchal
À La Réunion l’école est obligatoire et doit être gratuite
31 juillet
Lutte des Chagossiens