Rien ne changera...

22 décembre 2007

Ce dimanche 15 décembre 2007, j’ai été emporté par la voix d’or de Frédéric, le responsable de chorale, lorsqu’il a dirigé la chorale et interprété les chants programmés à la messe de 9 heures. Il est rare qu’il intervienne dans l’animation de cette Eglise et je trouve cela vraiment bien dommage.

Parmi tous les chants de ce jour, j’ai retenu celui-ci : “Rien ne changera” de M. Scouarnec et J. Akepsimas et SM. Je vous livre la chanson :
« Rien ne changera sur la terre des hommes,
Si la justice meurt entre nos mains.
Il nous sera vain de parler du royaume
Si la richesse encombre nos chemins

Tu parles de l’affamé, là-bas
Que défigure la misère,
Mais à ta porte n’oublie pas
Celui qui meurt de faim !

Tu parles de l’immigré, là-bas
Qui doit quitter son coin de terre ;
Mais à ta porte n’oublie pas
Celui qui n’a plus rien !

Tu parles du condamné, là-bas
Que les tyrans font disparaître
Mais, à ta porte, n’oublie pas
Celui qui ne dit rien !

Tu parles de l’opprimé, là-bas
Qui doit se soumettre et se taire.
Mais à ta porte, n’oublie pas
Celui qui n’est plus rien !

Tu parles du prisonnier, là-bas
Qui ne peut plus voir la lumière ;
Mais à ta porte n’oublie pas
Ton Dieu qui tend la main ! »

Le refrain déjà nous interpelle : « Rien ne changera sur la terre des hommes, Si la justice meurt entre nos mains. » Il suffit de regarder la justice rendue dans ce monde, oui, le fait d’avoir « la richesse qui encombre nos chemins », nous ferons ce que nous voulons, la justice sera entravée.

« Tu parles de l’affamé...
Tu parles de l’immigré...
Tu parles du condamné...
Tu parles de l’opprimé...
Tu parles du prisonnier... »
Ces quatre mots sonnent dans notre mémoire. Ils nous travaillent. Ils nous interpellent. Si vraiment notre humanisme dépasse notre entendement, nous ne pouvons pas dormir tranquillement sur nos deux oreilles. Devant ces humains qui souffrent, nous devons réagir et rejoindre la masse des révoltés qui luttent pour un monde meilleur. Merci Frédéric, de nous avoir fait vivre ces moments fantastiques, qui font réveiller notre conscience.

Marc Kichenapanaïdou


Signaler un contenu

Un message, un commentaire ?

Messages

  • Merci Beaucoup pour votre exhortation. J’avoue que ce dimanche 16/10/2016 a aussi ete pour moi une benediction lorsque la chorale ici a lubumbashi(RDC) a entonne ce chant ! Ce fut pour moi une interpellation a nous tourner vers ceux qui souffrent plus que nous:les etrangers,les rejetes de la societe, les plus demunis,...c’est ce faisant que le monde reconnaitra que nous sommes reellement disciples du Christ !!! Soyez richement benis.
    Crispin.


Témoignages - 82e année


+ Lus