Rien ne sert de courir...

19 janvier 2008

« Rien ne sert de courir, il faut partir à point ». C’est ce qu’on aurait envie de dire à notre président qu’on voit toujours en mouvement, comme si rien ne pouvait l’arrêter, comme s’il ne pouvait tenir en place. Surtout depuis qu’il occupe ses plus hautes fonctions à la tête de l’Etat. Est-ce un trait de son caractère ou de son tempérament ? Seuls des proches pourraient nous répondre. Tout bien calculé, le personnage semble coller parfaitement à son siècle où les affaires se traitent tambour battant selon la règle d’or « Time is money » : « le temps, c’est de l’argent ». Si vous voulez savoir davantage sur ce qui pousse notre super actif président, il faudrait reprendre l’analyse plus fouillée, et plus mordante aussi, du journaliste Erik Emptaz du “Canard enchaîné”, dont voici seulement ces quelques lignes :
« Même quand le gouvernement tourne au ralenti, il faut toujours donner l’impression de foncer. Surtout ne jamais s’arrêter, pour ne pas laisser le temps à quiconque de se retourner et de s’apercevoir éventuellement que, derrière l’image de l’omni président en perpétuel mouvement, il y a souvent confusion entre vitesse et précipitation.
On l’a dit et répété : en “Sarkozie”, l’important, c’est l’activisme plus que l’activité, le volontarisme plus que la réelle efficacité, l’effet d’annonce avant l’effet réel. Un omni président démonstratif, par définition, se soucie plus de la démonstration que des résultats probants. « On va continuer à accélérer », fait-il dire à Fillon. Pour l’efficacité, on verra plus tard. Tant pis si le travail est bâclé. Comme pour son « travailler plus pour gagner plus
 » et la mise en place plus que délicate des heures supplémentaires. L’essentiel n’est pas que les réformes fonctionnent, c’est de dire qu’elles se font et de le répéter ! »

Georges Benne


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