Robe propre et jupon sale

5 mai 2008

Qui n’aime pas son île n’est pas digne d’y vivre. Encore faut-il pouvoir la vanter toujours...
Le 7 ou 8 avril, nous a-t-on appris, notre île était "La perle de l’Océan indien". C’était un éden pour certains. Des privilégiés à n’en pas douter...
Plus tard, on nous affirmait : « C’est la plus belle île au monde » avant de nous convaincre, à juste titre d’ailleurs, qu’« il faut aller voir ailleurs » !
Peu à peu, nous voici sur "l’île à grands spectacles" !
Aujourd’hui, on veut en faire un paradis pour touristes toutes
catégories ! On nous affirme même que nous aurions intérêt à le faire sans plus attendre. Comparé à la canne à sucre, cela serait bien meilleur pour notre balance commerciale.
Puisse cette conviction écarter les mirages, car la chose publique est encore loin d’être la chose du peuple. (Contrairement à l’affirmation : Res publica res populi... plein du contenu exigé) !
En attendant, je vous le donne en mille ! Imaginons donc notre île sous l’empire conjugué des violences faites aux femmes, de l’immoralité sexuelle à tout va avec ou sans pilules, du chikungunya, de la méconnaissance de la loi Grammont (1850), que sais-je encore...
Ajoutons-y les rats ! Oui ! Ces rats qui ne cessent de proliférer à la faveur des subventions qui diminuent !
Parlons-en à travers un singulier vécu, ces jours-ci !
A se taire, je m’en sentirai coupable : votre tour viendrait en son temps. Vous découvrirez alors, si ce n’est déjà fait ici ou là, que le jupon sale de notre île verdoyante et molle à la fois dans son splendide écrin bleu n’est pas tissé seulement d’ordures de toutes sortes, mais qu’en outre, il cache nombre de ces rongeurs et de raminagrobis qui ne sauraient avoir meilleures mines. Il y aurait là déjà un espoir si ceux-ci s’employaient à détruire ceux-là !
En effet, figurez-vous qu’en peu de temps, j’ai "collé" douze rats ! Douze, vous dis-je ! Encore bien gaillards en apparence.
Se méfiant des pièges, les voici sur la glu entourant de délicieux appâts désirés et pas défendus. (Quelle cruauté, là encore, n’est-ce pas...?)
Ne croyez surtout pas, chers lecteurs indulgents, que je reste persuadé de l’égoïsme chez certains de nos proches ! Comment leur en vouloir ?
En conséquence, par l’intermédiaire de nos élus de proximité, réveillons-nous !
Ils ne demandent que cela. Je vous en donne l’assurance. Leurs responsabilités et les nôtres sont liées, même quand des citoyens feignent d’ignorer les bienfaits partagés du principe de subsidiarité et de l’entraide. Dératisons ! N’ayons pas trop d’oursins dans les poches.
Il y va de la santé de tous, face à l’inertie et à l’abdication des "meilleurs"... Où sont-ils, ceux là ? Que font-ils ?

Joseph Mondon
(Les Avirons)


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