L’urgence de se mobiliser pour éviter la ruine des Réunionnais dans la mondialisation
12 juin, parAPE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
6 janvier 2007

Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal ont le vent en poupe en ce moment. Ce sont les favoris des sondages. Tout le monde les voit au deuxième tour de l’élection présidentielle ? Les enseignements de 2002 n’ont, semble-t-il, pas été retirés. Partout, on annonçait une grande bagarre Lionel Jospin-Jacques Chirac, et pourtant, on sait tous ce qu’il est advenu.
Il me semble opportun de tirer la sonnette d’alarme pendant qu’il en est encore temps. Il me semble que les gens ont les mêmes impressions, et que 2002 va se reproduire.
Pourquoi ? Plusieurs raisons l’expliquent.
Une confrontation tellement évidente qu’on se demande même pourquoi un deuxième tour (sic) en est une. Dans cette optique, on peut se poser la question de savoir si les gens se déplaceront en masse pour le premier tour. Et ce même s’il y a beaucoup de personnes qui se sont inscrites sur les listes électorales. On ne me fera pas croire que des gens qui ne s’intéressent pas aux problèmes politiques vont aller deux fois aux urnes en l’espace de quinze jours. Ils ne viendront que lors du deuxième tour. Avec la menace d’un éparpillement de voix et de la présence d’autres personnalités au second tour.
Les électeurs du Front national ne représentent pas 25% de la population, mais, 20% des votants. Si les électeurs des autres partis viennent voter en masse, ce pourcentage va, naturellement, diminué. Or, les archives électorales montrent que l’électeur du Front national va voter dès le premier tour, alors que la mobilisation est plus difficile dans les autres partis.
La deuxième raison qui pourrait expliquer la présence de candidats autres au deuxième tour concerne l’attitude de Jacques Chirac. En effet, pour ne pas avoir de problèmes judiciaires, le président est quasiment obligé de se présenter, et de gagner. Il laisse planer le doute, mais, voir le candidat du Front national aussi fort doit le conforter dans son envie. En effet, quel meilleur rempart contre les extrêmes que lui, élu par plus de 24% de l’électorat français ? Mais, il pourrait se contenter de trouver un accord avec le futur président !!!
En tous cas, la seule inconnue de cette élection est la présence de Jacques Chirac. Combien d’électeurs de gauche, mécontents du choix de Mme Royal, ont déjà déclaré qu’ils allaient voter pour les extrêmes, ou pour M. Chirac ?
La troisième raison est que les idéologies ne sont plus respectées. Combien de fois a-t-on entendu Nicolas Sarkozy chassé sur les terres de la gauche, pendant que Mme Royal s’amusait à séduire les électeurs du centre droit ?
Tout cela me paraît contre nature, et tout cela me donne à penser que les extrêmes, notamment à gauche, seront très forts. Ce seront les vrais juges de paix de cette élection. Et je pense même qu’un front uni des anti-libéraux pourrait créer une formidable surprise. Et je les encourage, car la démocratie a besoin de la représentation de tous les courants de pensée.
La quatrième raison concerne le charisme des candidats eux-mêmes. En effet, Nicolas Sarkozy et Mme Royale n’en manquent pas, mais on se demande où sont passées nos grandes personnalités d’antan, celles capables d’électriser les foules autant par leur présence que par leur programme ? A mon sens, ces personnalités ont disparu et aujourd’hui, les électeurs doivent choisir sans vraiment être séduits par le candidat. Mme Royale semble conjurer cela. Elle est la madone des sondages, la petite mère du peuple. Espérons, pour le PS, que cela continuera jusqu’aux élections. Je suis impatient de savoir si une alternative a plus de chance de gouverner la France qu’une vraie alternance...
Toutes ces réflexions m’amènent à penser que les jeux ne sont pas faits. Que contrairement à ce que l’on entend partout, il pourrait y avoir un deuxième tour totalement inattendu, comme un Chirac-Le Pen de 2002. Pour quelles raisons ces deux hommes ne nous referaient pas le même coup ? C’est ce que je crains.
Etant socialiste, je soutiens et fais campagne pour le candidat officiel. Mais, si par malencontreux concours de circonstances, ce candidat n’était pas au deuxième tour, alors, je soutiendrai le candidat le plus à gauche. Et dans le cadre d’un Chirac-Le Pen, de plus en plus prévisible, je soutiendrai alors les vrais républicains.
Bertil Bertrand Reshad
APE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
Mi koné pa kossa zot i panss kan zot lé an parmi. Mi oi bien zot i rogard lé z ‘inn épi lé zot. Mi oi bien tazantan sa i di azot kékshoz. Tète-la (…)
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