Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
25 février 2014

Les derniers événements dans certains établissements de l’île suite à la suppression éventuelle de postes, ont mis en exergue les problèmes liés à la formation professionnelle. En effet, la baisse des effectifs en Lycées professionnels (surtout les industriels) est due à une politique de recrutement par défaut et non par choix.
Les collèges poussent bien souvent leurs élèves en fin de 3 eme à s’orienter prioritairement vers les lycées technologiques ou les lycées d’enseignement généraux par méconnaissance de la voie professionnelle et souvent contre le choix exprimé par les collégiens. Pourtant, la réforme des programmes de BAC PRO 3 ans permet désormais aux élèves de poursuivre plus facilement, leur cursus dans le supérieur et notamment en BTS. L’engagement du Ministère sur la mise en valeur de cette voie n’a pas eu les effets escomptés. Sur le terrain, la plupart des tuteurs des stagiaires, souvent chefs d’entreprise, artisan ou chef d’atelier, sont eux même issus de cette voie professionnelle, preuve vivante d’une intégration réussie sur le marché de l’emploi.
Le SE-UNSA revendique une formation de qualité et une reconnaissance de la voie professionnelle au même titre que n’importe quelle autre voie. Des filières innovantes, attractives et proches du marché de l’emploi doivent être proposées dans les Lycées Professionnels en concertation avec les différents acteurs de la formation. L’accompagnement personnalisé et les travaux en groupes doivent être favorisés pour une meilleure réussite de ces élèves en vue de leur poursuite d’études ou de leur entrée sur le marché de l’emploi.
Les propositions du rectorat devraient être à la hauteur de l’engagement des professeurs de lycée professionnel afin de proposer une carte des formations ambitieuse et qui prendra en compte le savoir faire des ces experts du monde du travail.
Le SE UNSA, souhaite une réelle concertation sur ces points. L’avenir de la voie PRO ne doit pas être bradé sur le bûcher des économies budgétaires. Il n’y a pas de voie royale et une autre voie qui serait une voie de garage.
Chaque lycéen doit être l’acteur de son orientation ou être capable de transformer une orientation la plupart du temps subie en un projet de formation positif.
Jean-François Rialhe
SE-Unsa Réunion
Courrier des lecteurs
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