Sectarismes dépassés !

9 septembre 2006

Souvent l’on peut entendre avec une certaine résignation : “Il faut de tout pour faire un monde !". Il est aisé de trouver sous cette expression de quoi nourrir l’amour ou la haine en passant par des rumeurs ou des vérités.
Il en est ainsi par exemple pour les francs-maçons (voir “Le Quotidien” du 06/09/06) !
Explorer ce thème nécessiterait des connaissances suffisantes sur les religions, en histoire, en philosophie... Aussi, faute de ces compétences associées et pour ne pas s’aventurer, bornons-nous à nous demander si le Bien et le Mal (à pouvoir les définir) ne trouveraient pas leurs mamelles en nous-mêmes d’abord.
En effet, au sujet des francs-maçons nous pouvons quand même avoir retenu, pour qui lisent ou papillonnent, qu’ils ont inspiré, toutes opinions confondues, la déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen du 26 août 1789..., qu’ils ont réfléchi sur : La question algérienne (dès 1900), les rapports du salariat et du patronat (1904), la coopérative (1908), les habitations à bon marché - la morale laïque (1909), le syndicalisme (1910), la réorganisation économique (1918), le problème colonial (1923), la lutte contre la guerre (1928), les doctrines socialistes (1930), le désarmement (1933), la liberté de la presse (1936), les problèmes de la civilisation européenne (1949)... etc.
Nous voyons là, amplement illustrée, la formule de Térence : "Rien de ce qui est humain ne nous est étranger" (Térence : 190 env AV. J.C. Esclave affranchi. Poète modèle pour Molière).
Il serait ridicule de croire que les francs-maçons ont vocation pour légiférer et il serait funeste à la Maçonnerie de rétrécir son rôle à celui de club politique.
Il en est de même des religions, me semble-t-il, avec cette différence qu’elles veulent parachever l’Homme par ce qui vient d’une puissance surnaturelle.
En conclusion : Une utopie ? Tous les hommes libres, dans une diversité nécessaire, qui croient à la perfectibilité des institutions humaines et qui veulent y travailler, n’imposant ni religion, ni idéologie, ni syllabus ne pourraient-ils pas se retrouver dans des tâches de coordination pour une sorte de "grande convergence" ?
Il appartiendrait aux jeunes citoyens, garants des espérances et porteurs déjà de l’avenir, de construire, pierre après pierre, une " humanité meilleure et plus éclairée"...

Joseph Mondon
(Les Avirons)


Signaler un contenu

Un message, un commentaire ?


Témoignages - 82e année


+ Lus