L’urgence de se mobiliser pour éviter la ruine des Réunionnais dans la mondialisation
12 juin, parAPE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
9 février 2007

On a longtemps reproché au Parti Communiste le concept de « dictature du prolétariat » (terme qu’il a pourtant abandonné de lui-même, il y une quarantaine d’années), ce n’était guère plus qu’un mot d’ordre, or nous vivons aujourd’hui dans les faits la situation exactement inverse celle de la « dictature du capital ». Quand le candidat de l’UMP a pour frère un haut responsable du MEDEF et que le leader politique est à ce point proche des instances dirigeantes du patronat, les effets de collusion pour la défense des intérêts « patronaux-familiaux » sont inévitables.
La grandeur d’une nation passe inévitablement par celle des hommes qui la dirigent. Pour un chef d’État, le plus important est de servir d’exemple en donnant à ses concitoyens une vision probe et fière d’eux-mêmes où ils peuvent, en miroir, s’admirer en l’admirant. Le prix de la grandeur étant de renoncer à l’usage “familial” du pouvoir, ce n’est qu’à cette condition qu’un Président peut prendre une dimension de modèle historique. Autant dire que ce n’est pas avec N. Sarkozy que nous tenons un second De Gaulle. Ségolène, elle, au regard de tous les “biens nés” fait figure d’“outsider” en raison même de sa mobilité sociale et de la transgression qu’elle s’offre par rapport à cet ordre “dynastique” où seuls les fils et filles de grandes familles ont accès aux places de pouvoir. Fille de militaire, elle n’ignore sans doute pas qu’on ne quitte jamais tout à fait sa condition de transfuge de classe. Incapable de totalement policer ses conduites et ses déclarations, c’est de cette spontanéité que Ségolène tire, à la fois, sa force et sa faiblesse (tout comme dans un autre genre Zidane tirait les siennes). Certes, la bibliographie de Ségolène n’est en rien celle d’un champion de football, inutile de chercher la cité d’où elle serait issue. Pourtant l’engouement qu’elle provoque auprès des classes moyennes est très éclairant. A tort ou à raison, elle incarne à leurs yeux la réussite au mérite, où nul chemin n’a été déblayé dès l’enfance vers un poste assuré. La réussite sans passe droit, ni coup de pousse, est quelque chose de si exceptionnel aujourd’hui qu’elle explique l’enthousiasme pour la candidate ; la frénésie qu’elle déclenche n’étant pas autre chose que la passion pour l’égalité des chances des classes moyennes dans une conjoncture où, comme l’a montré statistiquement Louis Chauvel, leurs espoirs de mobilités sociales ascendantes sont moindres que leurs probabilités de déclassement. On a beaucoup dit de Ségolène qu’elle représentait la revanche des femmes dans un monde politique dominé par les hommes, mais elle figure surtout la revanche des anoblis sur les « biens nés ». Entre rêve de puissance et fragilisation objective les classes moyenne se montrent d’une incroyable tolérance envers la candidate malgré ses méprises répétées (« bravitude », visite en blanc de la chine...), uniquement parce que ses faiblesses ne font que refléter et traduire leur propre fragilité. Au passage, et sans défendre l’orthodoxie terminologique armé d’un dictionnaire huit volumes et des corrigés des dictées de Bernard Pivot on est quand même surpris par une telle faute de français et plus encore par sa célébration par J. Lang : « Ségolène parle une autre langue qui touche le cœur des gens »... Si seulement j’avais su, j’aurais protesté hardiment auprès de mon correcteur au BAC de français, quand parlant avant l’heure la langue de Ségolène, je n’avais pas eu une bonne note du tout ! Comme le notait F. Reynaert, si Ségolène Royal et Jack Lang fondent un club de rénovation de la gauche comme celui, fameux en son temps, de « Socialisme ou Barbarie », ils l’appelleront sans doute d’un nom très amusant comme “Socialie ou Barbarisme”. Ça énerve un peu quand même. Mais ce qui est sûr c’est que la candidate sait se mettre en scène et entretenir avantageusement sa propre légende où elle s’accorde volontiers le rôle essentiel de médiateur, à la manière de Cendrillon, permettant l’alliance mythologique entre les pauvres et les riches. Or, à trois mois du scrutin, on ne demande aux candidats ni d’être expert en néologismes ni en mythes mais d’apporter des solutions (au moins) crédibles aux problèmes sociaux. Quitte à insister, ma conclusion reste : votons Buffet.
Pascal Duret
APE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
Mi koné pa kossa zot i panss kan zot lé an parmi. Mi oi bien zot i rogard lé z ‘inn épi lé zot. Mi oi bien tazantan sa i di azot kékshoz. Tète-la (…)
In kozman pou la rout
Malgré l’argent abondant transféré par la France : il manque plus de 50000 logements sociaux
Conseil communautaire du 10 juin 2026
Mobilisation de l’intersyndicale
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture