L’urgence de se mobiliser pour éviter la ruine des Réunionnais dans la mondialisation
12 juin, parAPE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
30 mai 2016, par

Alors même que dans un communiqué de presse du 2 juillet 2015, le Conseil National de l’Ordre des Médecins rappelait la différence (fondamentale) entre une visite médicale et un suivi infirmier et que la loi (article L541-1 du Code de l’Éducation) précise clairement que cette visite médicale à 6 ans doit être faite par le médecin de l’Éducation Nationale ou le médecin traitant, le SNICS-FSU dénonce le fait qu’à La Réunion on prévoit de demander aux infirmières de l’Éducation Nationale de se substituer aux médecins en effectuant un bilan infirmier en Grande Section ou en Cours Préparatoire, notamment pour les élèves qui n’auront pas eu de visite médicale.
Les élèves de La Réunion doivent avoir les mêmes chances de réussite et il faut y répondre mais, déléguer aux infirmières scolaires la visite médicale obligatoire ne fera que créer des inégalités supplémentaires puisque celles-ci n’ont pas les mêmes compétences que les médecins ni les mêmes missions.
Le médecin scolaire est en effet le spécialiste de la détection précoce des troubles spécifiques des apprentissages ; s’il n’intervient plus à l’école maternelle pour effectuer cette détection, les troubles de l’apprentissage ne seront détectés que plus tard, accroissant ainsi le risque d’échec scolaire.
Le SNICS-FSU ne peut accepter cette injustice pour nos élèves et leur famille.
Ce glissement des missions des médecins vers les infirmières diminuera par ailleurs le temps de présence de celles-ci auprès des collégiens, et aura un impact négatif sur la prévention et la prise en charge des grossesses précoces, des addictions, de l’
obésité, du mal être et de la violence, ainsi que sur l’accompagnement des élèves en difficulté et le travail d’équipe avec les enseignants pour lutter contre le décrochage scolaire,
Le SNICS-FSU souhaite au contraire un renforcement de la coopération entre médecins et infirmières de l’Éducation Nationale et non pas « faire en lieu et place de… ». Il est donc important, et surtout conforme à la réglementation, de coordonner visites médicales et suivi infirmier selon les préconisations du médecin et de ne pas détourner les missions des infirmières.
C’est pourquoi, Le SNICS-FSU demande à Monsieur le Recteur d’Académie, en sa qualité de représentant de notre ministre et investi de l’autorité publique, de veiller au respect de la loi.
Il est inadmissible de mettre « la pression » sur le corps des infirmières pour pallier le manque supposé de médecins. Il est inadmissible de transformer une visite médicale en un bilan de santé effectué par une infirmière. La loi doit s’appliquer à La Réunion comme ailleurs.
Le bureau du SNICS/FSU de La Réunion. (SYNDICAT NATIONAL DES INFIRMIER/ES ET CONSEILLER/ES DE SANTÉ)
APE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
Mi koné pa kossa zot i panss kan zot lé an parmi. Mi oi bien zot i rogard lé z ‘inn épi lé zot. Mi oi bien tazantan sa i di azot kékshoz. Tète-la (…)
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