Di sak na pou di

Tampon : même les embouteillages sont politiques

Courrier des lecteurs de Témoignages / 17 avril 2018

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Comme beaucoup de Réunionnais, j’avais été stupéfait d’entendre il y a quelques mois le président de la Région Réunion dire « il n’y aura plus rien pour Saint-Pierre ! » suite à sa fâcherie avec Michel Fontaine.
Je croyais que c’était des paroles en l’air : quelque chose dit sous le coup de la colère.
Car l’argent des projets n’est pas l’argent de Didier Robert. C’est l’argent de tous les Réunionnais. La Région ne doit pas faire son triage entre ceux qui auront et ceux qui n’auront pas à cause de leurs idées politiques. Ce serait anti-républicain.
Alors, l’abandon du jour au lendemain par la Région du projet de route du Géranium et la critique du projet par Nathalie Bassire me posent question.
La route du Géranium est un projet régional.
Nathalie Bassire est conseillère régionale.
Comment critique-t-elle un projet qu’elle a elle-même voté ? Comment la Région peut abandonner son propre projet juste parce que M. Robert et Mme Bassire n’aiment pas le maire du Tampon ?
On dirait bien que c’est reparti pour un tour : en 2008, Didier Robert avait déjà abandonné la rocade de Tampon qui évitait les embouteillages. 40 millions d’euros évaporés juste parce que la rocade était un projet TAK-Vergès.
Comme la plupart des gens, je ne fais pas de politique. Mais j’en ai marre des embouteillages. Alors je voudrais que ces querelles de marmailles s’arrêtent et que les projets soient réalisés par des hommes politiques responsables.

Eric Artémise



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  • Une solution à ce basard, une fois de plus, le retour enfin du train ici, un TER -PEI électrique, alimenté par géothermie, énergie renouvelable que beaucoup aimeraient avoir car gratuite, disponible, locale et pourvoyeur d’emplois propres pour une fois ! Produisons local soyons au maximum autonomes en énergie, en produits alimentaires. Tout ça parait dingue mais on n’en ai pas encore là malgré la situation sociale tendue, les voici : les fruits et les légumes, carottes de Chine, d’Australie, oignons de l’Inde, aspèges des USA, du Mexique, oranges d’Egypte, aulx de Chine, prunes d’Espagne, raisin d’AFS, boîte de Tamarins d’Asie, lait de coco idem etc, et pour finir le sel de cuisine de France alors que nous sommes entourés d’eau salé ! Incroyable ! Combien d’emplois cela représenterait-il ? Si on continuerait pour des raisons à expliquer, d’importer ce qu’il faut, ce serait déjà pas mal, on pense, enfin, on verra bien le temps que cela prendra, on va droit dans le mur en attendant sur le long terme. C’est bien dommage, surtout lorsqu’on se rend compte que le saccage de la planète Terre se poursuit, pour le profit de quelques uns. Arthur.

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