Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
25 février 2009

Il y a longtemps qu’une grande partie des Réunionnais, comme celle de tous les pays du monde, connaît, subit la crise au quotidien. Depuis longtemps, elle connaît les ravages causés par le chômage, la précarité, le manque ou les mauvaises conditions de logement, la vie de plus en plus chère avec un pouvoir d’achat de plus en plus bas, des difficultés de plus en plus grandes pour se soigner, une jeunesse sans perspectives d’avenir.
Mais on n’appelait pas cela la crise.
Elle est devenue « crise » depuis que les grands groupes nationaux et internationaux dans la distribution comme dans les banques en passant par ceux des transports, de l’immobilier, de l’automobile, du pétrole ont commencé à perdre des milliards à cause de leur course effrénée au profit pour le profit, de la spéculation, des fraudes et autres détournements de fonds et fuites des capitaux.
Pendant des années, les gouvernements ont déclaré ne pouvoir utiliser l’argent pour construire des hôpitaux, des écoles ou des maisons ; Ils ne pouvaient pas non plus offrir des retraites convenables, une couverture santé et une sécurité sociale parce qu’en faisant cela, ils alourdiraient le déficit public.
Mais quand les banques et ces grands groupes disent : « nous voulons de l’argent et nous le voulons maintenant afin de rétablir la confiance dans le marché », ils vont recevoir des milliards de dollars ou d’euros des gouvernements américains et européens… des sommes astronomiques qui auraient réglé les problèmes de faim, de santé, de logement du monde entier.
La recherche scandaleuse des profits économiques excessifs amène une spéculation dangereuse qui amplifie les souffrances et les pertes des plus vulnérables. Tels sont les effets insupportables d’une morale économique qui place le profit financier au-delà de toute autre valeur.
Le principe de solidarité nous rappelle que nous sommes tous dans le même bateau. Il nous avertit que le souci des seuls intérêts personnels peut empirer la situation.
Le principe de solidarité nous engage à la poursuite du bien commun, pas à la recherche du profit personnel ou de l’intérêt économique .
Une telle crise, aussi pénible soit-elle, a déjà une répercussion positive : la prise de conscience de plus en plus grande que nous sommes sur un même bateau, certes secoué par de grosses vagues, qui a besoin de la solidarité de tous pour naviguer ensemble sur les eaux tumultueuses de l’égoïsme, de l’exploitation de l’Homme, en vue de donner vie à un monde autrement.
Un monde qui dit non à cette exploitation de l’Homme, au règne de l’argent maître, à la régression des conditions de travail, au non-travail, à l’exclusion, à la marchandisation des personnes.
Un monde qui dit oui au respect des droits et de la dignité de chaque personne dont l’économie, la politique sont les serviteurs et non pas l’inverse.
Cette crise permettra, à La Réunion plus particulièrement, à chacun d’exiger la transparence, la traçabilité, la vérité sur le coût de la vie, sur le pouvoir d’achat, sur l’utilisation des fonds publics ainsi que de vraies mesures dans les domaines de l’emploi et du logement notamment.
Nous sommes tous solidaires, ceux qui manifesteront le 5 mars 2009, le MTKR sera de ceux-là, comme ceux qui ne le feront pas : sinon nous coulerons ensemble.
Pour le MTKR (Mouvman Travayèr Krétyin la Rényion),
La Présidente,
Annick Agathe
Courrier des lecteurs
Mézami , néna par-la dë somenn in sèrtin prézidan zétazini la di dann in konféranss de press li lé dakor pou ashté bannzil chagos mé sa sé in (…)
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