Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
12 novembre 2011

Chaque jour, nous assistons à l’enrichissement effréné des riches, au détriment des pauvres. Quand ceux-ci n’ont rien à manger, rien à boire, aucun horizon, aucun espoir, d’autres s’empiffrent, vivent dans l’opulence, et ne se soucient que d’eux-mêmes. Les miettes de la table des riches n’arrivent pas jusqu’aux pauvres. Quel gâchis ! Que faire ? Que pouvons-nous faire ? Nous sommes impuissants. Nous ne pouvons rien faire pour y remédier. D’aucuns me rétorqueront que des associations rouspètent, crient leur colère. Mais elles aussi sont impuissantes quand nos dirigeants se bouchent les oreilles et ne veulent rien entendre. L’indifférence tue à petit feu.
Ainsi, le monde connaît actuellement une situation de marasme. Nous vivons un temps d’épreuve, comme disent le Pape Benoît XVI et notre évêque Mgr Gilbert Aubry. C’est la catastrophe globale. Un raz-de-marée agite les pays les uns après les autres. Nous sommes tous des riches ou nous sommes tous des pauvres ? Nous ne pouvons pas fermer les yeux à la misère, nous devons la regarder en face, me direz-vous. Il faut que ceux qui ont des moyens mettent la main à la poche pour aider leur prochain.
On parle de faillite. En Grèce, puis en Italie, en Espagne, et bientôt où ? Pouvons-nous aider à éviter celle de la France ? Quelle est la solution ? Telle est la question.
On nous dit et redit que les caisses sont vides. Désespérément vides. En France, 3 millions de personnes vivent en dessous du seuil de la pauvreté. Comment peuvent-elles s’en sortir ? Comment pouvons-nous les aider à essayer de s’en sortir ? Eternelle question.
Il est temps de réagir. Il faut un sursaut national, pour redresser la barre. Il faut se creuser la tête et trouver des chemins de salut. Il faut veiller à ce qu’il soit fait justice à tout un chacun, et plus spécialement aux pauvres. Il faut cesser de faire des cadeaux royaux aux riches, Messieurs du gouvernement ! Il existe certainement des chances de s’en sortir, tout comme il existe au moins une solution à chaque problème qui se pose. Il ne suffit plus de s’indigner, il faut agir, réagir. Casser ce seuil de pauvreté et permettre à tout un chacun d’avoir de quoi vivre décemment. Cela est possible si, entre autres, nous prenons conscience qu’il est anormal que des chefs d’entreprises ou des administratifs se font dans les 200.000 euros l’année. Il est temps de ramener leurs salaires à de plus justes proportions, de redistribuer les moyens d’existence pour permettre à ceux qui en ont grandement besoin et tirent le diable par la queue de s’en sortir eux aussi. Il est temps de prendre conscience que « tout ce qui est mensonge et dissimulation ne doit pas être », comme dit encore Benoît XVI. Il y va de l’intérêt général, cet intérêt général qui divise souvent, mais notre terre, notre pays, notre patrie sont… un bien commun, qui devraient nous unir. C’est notre défi pour demain. Un défi urgent, que nous gagnerons… si nous le voulons.
Marc Kichenapanaïdou
Courrier des lecteurs
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