APE : alerte générale sur les emplois à La Réunion, résultat de l’aliénation
9 juin, parRisque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
5 août 2008

En 1881, une expédition est lancée en Tunisie et s’achève par l’occupation du pays. L’année suivante, les Français s’emparent du Sahara algérien. Entre 1883 et 1885, la conquête du Congo, du Soudan et de Madagascar est lancée. Au même moment, l’Angleterre est elle aussi à la conquête de l’Afrique.
En 1896, les Britanniques décident de conquérir le Soudan pour sécuriser l’Egypte, qu’ils occupent depuis 1882. Le ministre français des Affaires étrangères, Gabriel Hanotaux, décide alors d’y envoyer un détachement militaire pour les contrer. Le 24 juillet, une expédition, menée par le commandant Jean-Baptiste Marchand, part de Loango, un poste français sur le littoral atlantique, au Nord du fleuve Congo. Baptisée « mission Congo-Nil », elle est composée de 250 tirailleurs sénégalais. Elle remonte le Congo, puis le Bahr-el-Ghazal, avant d’arriver au Nil. Le 10 juillet 1898, Marchand hisse le drapeau tricolore à Fachoda (aujourd’hui Kodok), qu’il rebaptise Fort Saint-Louis. Le 18 septembre, une armée anglo-égyptienne de 20.000 hommes arrive devant la ville. Conduite par le général Lord Kitchener, elle vient de vaincre les Soudanais. Les deux contingents se font face, en attendant les ordres de leurs gouvernements respectifs. Londres lance un ultimatum à Paris et demande que Marchand se retire. En France, cela provoque une forte émotion parmi l’opinion publique. Pourtant, le 3 novembre, le nouveau ministre des Affaires étrangères, Théophile Delcassé, donne ordre à Marchand de quitter Fachoda. Celui-ci se rend alors à Djibouti, puis rentre en France. Il est accueilli comme un héros et est reçu au palais de l’Elysée. Cette “reculade” de Fachoda, vécue à l’époque comme une humiliation, promit néanmoins de conclure en 1904 une “Entente cordiale” avec l’Angleterre.
L’Abbé Pierre avait une analyse très simple de la conquête de la France et certains autres pays d’Europe, de l’Afrique. Les Européens sont allés chercher les matières premières en Afrique. Ils ont pillé sans vergogne ces pays. Il est normal que les Africains frappent à la porte de l’Europe pour avoir du travail. Sous la IIIème République, l’Europe s’est enrichie. Même s’il y a un taux de chômage important en Europe, il n’empêche qu’une très grande partie des Européens vivent bien grâce aux conquêtes de l’Afrique et des autres pays. Ce n’est pas à coup de quotas qu’on gérera ce flux migratoire. Il faut donner davantage de moyens à ces pays de se développer, non pas à compte-gouttes, mais des moyens réels de développement et pour éliminer la faim.
Un lecteur
Risque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
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